L’islamophobie est devenu un programme politique: Plan odieux contre les musulmans en France

Les médias de l’extrême droite en France redoublent de férocité contre les musulmans, sous couvert de la lutte contre les Frères musulmans. En réalité, l’islamophobie qui prend de l’ampleur en France n’a qu’une seule cible : les musulmans surtout lorsqu’ils sont issus de l’Algérie.
La campagne implique désormais toutes les institutions, y compris la présidence de la république. En effet, Emmanuel Macron a présidé, hier mercredi, un conseil de défense et de sécurité nationale pour examiner un rapport consacré aux Frères musulmans. Ce rapport, révélé la veille, met en garde contre une prétendue « menace pour la cohésion nationale » avec le développement d’un islamisme « par le bas ».
Voilà donc que le virus de l’islamophobie atteint le sommet du pouvoir français, sous couvert de combattre la branche des Frères musulmans. Mais personne n’est dupe. Cela s’inscrit dans le cadre de l’islamophobie qui règne en France, nourrie par les partis de l’extrême droite. La Fédération des Musulmans de France, présentée dans ce rapport comme « la branche nationale des Frères musulmans en France », n’a pas tardé à réagir au contenu du rapport, dénonçant des accusations infondées et mis en garde contre des « amalgames dangereux » entre islam et radicalité.
« Nous rejetons fermement toute allégation qui tenterait de nous associer à un projet politique étranger, ou à une stratégie d’entrisme. Cette lecture idéologique ne reflète ni notre réalité institutionnelle ni notre action de terrain », a expliqué l’association dans un communiqué.
Elle a précisé avoir fourni toutes les informations demandées, sans réserve, sur ses orientations, ses actions, sa gouvernance et ses principes fondamentaux. Malgré cela, le rapport la désigne sans ambiguïté comme une organisation affiliée ou représentative de la mouvance des Frères musulmans en France, regrette-t-elle. Et de trancher : « Derrière ces accusations infondées, c’est une stigmatisation de l’islam et des musulmans qui se dessine ». Cette campagne contre les musulmans a fait réagir également le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui exprimé sa « profonde inquiétude face aux possibles dérives et instrumentalisations des données rendues publiques ». Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, avait condamné le phénomène de la haine du musulman qui déchire la France.
Dans le sillage du meurtre d’un jeune musulman dans une mosquée, le recteur a lancé un cri d’alerte sur les conséquences de l’islamophobie qui stigmatise les citoyens dans leur chair et dans leur foi. Pour Chems-Eddine Hafiz, les musulmans sont en danger en France. Jusqu’où ira cette campagne ?.
Fateh H.

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