Ces derniers jours une lettre de deux pages, attribuée à Djamel Belmadi, l’ancien sélectionneur national, a non seulement fait le buzz sur les réseaux sociaux, mais également le tour des rédactions, notamment sportives.
Sur son authentification, rien ne dit que la lettre émane de Belmadi puisqu’il ne renferme pas de compte sur les différents réseaux sociaux, une certitude. Depuis son limogeage en janvier 2024, soit à l’issue de l’élimination sans gloire des Verts de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2023), en Côte d’Ivoire, il ne s’est jamais adressé ni sur les différents supports médiatiques ni sur les chaînes de télévisions. Sa mise à l’écart de la barre technique sans des compensations financières qu’il réclamait, ont laissé la porte ouverte à toutes les spéculations. Au début de cette semaine, cette lettre attribuée à Belmadi de quatre pages a suscité beaucoup d’attention d’autant plus que dans son contenu, l’ancien coach national s’en prend à la Fédération algérienne de football et indirectement à son président. Selon DZFOOT, qui cite des sources proches de Belmadi, la lettre n’est ni fausse ni un fake, mais elle aurait été, en réalité, transmise par le clan Belmadi à l’Agence Presse Service (APS) en février 2025, sans qu’elle ne soit publiée ou rendue publique. Intitulée, “Lettre ouverte destinée exclusivement aux citoyens algériens et passionnés de football”, . Belmadi, dans cette lettre ouverte, Belmadi rompt le silence pour évoquer son départ de la barre technique des Verts. Un départ considéré par Belmadi par une décision précipitée et unilatérale de notre Fédération. «Malgré l’amertume de la non-qualification à la Coupe du monde 2022, j’avais accepté et choisi de continuer. Mon contrat me liait à la Fédération pour encore 36 mois, avec un objectif principal clair : mener notre pays vers une qualification pour la Coupe du monde 2026. (…) Je n’ai, malheureusement, pas pu poursuivre ma mission et vous offrir cette consécration ultime, car certains en ont décidé autrement, de manière inappropriée, négligeant tant le fond, que la forme et sans aucune espèce de considération, ni sur la bienséance élémentaire, ni sur les obligations juridiques. (…) Il n’en demeure pas moins qu’il existe un cadre commun, des règles, sur le terrain ainsi qu’en dehors qui régissent les relations entre les différents protagonistes, et garantissent l’équité ainsi que le respect des engagements contractuels», lit-on dans la lettre dont Algérie Confluences dispose d’une copie.
Se contentant d’évoquer seulement l’amertume de la non-qualification à la Coupe du monde 2022, Belmadi n’a à aucun moment évoqué les autres déceptions des deux éliminations successives de l’EN au premier tour de la CAN 2021 et 2024. L’ex sélectionneur national a expliqué avoir été «animé par une obsession viscérale notamment avec une participation au prochain mondial, qui me tenait tant à cœur et pour laquelle nous avions réalisé un début de campagne idéal en engrangeant 6 points sur 6 possibles.» N’ayant pas apprécié la manière avec laquelle il a été démis de ses fonctions de l’EN, Belmadi, qui pas évoqué dans sa lettre la procédure pour qu’il exige d’être indemnisé, a souligné: «que les choses soient bien claires : le différend qui existe aujourd’hui est entre l’ex-sélectionneur national et son employeur, la Fédération algérienne de football, ni plus ni moins. Que signifient ces agissements à mon encontre ?
Quelles velléités inavouables les animent ? Qui accepterait de voir son contrat de travail rompu par son employeur, de manière unilatérale, sans avoir préalablement échangé sur les modalités de cette rupture ?”, selon la lettre signée Djamel Belmadi à l’issue de laquelle il met en avant : “mon amour pour notre sélection nationale reste intact et je reste son plus grand supporter pour les échéances à venir, et plus loin encore. Avec tout mon profond respect, et ma gratitude immarcescible pour tout ce qu’on aura vécu ensemble. Tahya El Djazaïr. Votre dévoué”
Hakim A
Lettre de Djamel Belmadi, vraie ou fausse ? Qu’en est-il exactement?

