Les observateurs s’étonnent du fait que l’Algérie occupe le centre des débats en France. La campagne hostile nourrie par l’extrême droite dans certaines chaînes de télévision implique plusieurs membres du
gouvernement français, à leur tête le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et désormais le Premier ministre, François Bayrou, dont le gouvernement est fragilisé par de nombreuses crises. Pour couvrir ses échecs et détourner les regards sur la politique de son gouvernement, François Bayrou se réfugie derrière l’Algérie, ajoutant une couche à la campagne haineuse qui se mène dans son pays contre un pays indépendant et souverain : l’Algérie. Le Premier ministre français a convoqué, hier, une réunion du Conseil interministériel de contrôle de l’immigration pour contrôler les flux migratoire. La réunion serait ordinaire si l’Algérie n’était pas au centre des débats, après sa décision de refuser d’accueillir des individus que Paris voulait renvoyer de force, sans respect des procédures. Pour mieux détourner les regards de la crise politique en France, François Bayrou a menacé de prendre des mesures contre l’Algérie. En réalité, cette menace est une nouvelle provocation à l’égard de l’Algérie, Paris ayant multiplié ses provocations. La visite de la ministre de la Culture, Rachida Dati, au Sahara occidental s’inscrit dans le même cadre des provocations. A cette action qui met la France dans l’illégalité et en violation du droit international est venue s’ajouter la visite de Gérard Larcher, président du Sénat français, à la tête d’une délégation parlementaire à Laâyoune occupée pour y refléter la nouvelle position de la France. La visite du deuxième homme de l’Etat français dans une ville occupée du Sahara occidentale, dont le statut de pays à décoloniser est reconnu par l’ONU, est un scandale pour la France d’abord et pour le Maroc ensuite. D’autant plus que ce dernier a empêché à maintes reprises des délégations parlementaires européennes de visiter les territoires occupés. Pourtant, sur le terrain, la guerre se poursuit. Des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS), ont mené des bombardements intenses ayant ciblé un siège du commandement relevant de l’armée d’occupation marocaine dans le secteur de Guelta, causant de lourdes pertes humaines et matérielles, a indiqué mardi un communiqué militaire de la Direction centrale du Commissariat politique de l’Armée sahraouie.
Selon le communiqué rapporté par l’Agence de presse sahraouie (SPS), les attaques de l’APLS se poursuivent contre les positions des forces d’occupation marocaine qui subissent de lourdes pertes humaines et matérielles le long du mur de la honte (mur du sable), selon la même source .
Fateh H.

