Les prochaines législatives en ligne de mire: Le FFS se redéploie à l’étranger

Aune année des élections législatives de 2026, et alors que la 9e législature entame sa dernière session unique, la près-course à l’hémicycle s’intensifie. Les partis politiques sonnent la mobilisation des troupes à l’intérieur du pays mais aussi dans la diaspora. C’est le cas du Front des forces socialistes (FFS), qui vient d’entamer un mouvement de restructuration dans différentes capitales du monde dans l’objectif de présenter des candidats et d’en arracher la représentativité au niveau de l’APN. Dans ce cadre, le Premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, a procédé en début de semaine, par visioconférence, «à l’installation officielle de quatre Commissions administratives de section (CAS) à l’étranger » et ce sur proposition du secrétaire national chargé de l’immigration, a indiqué le plus vieux parti d’opposition.
Il s’agit des CSA de l’Ile de France, de Lyon, de la Grande Bretagne et de la zone Mena, précise le FFS qui veut reconquérir les sièges accordés à la diaspora à la chambre basse du Parlement. C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué Youcef Aouchiche, qui a au cours de l’installation «présenté la situation du parti sur le plan organique et évoqué les principales échéances politiques à venir ». Le premier secrétaire national du FFS «a insisté sur l’importance de restructurer en profondeur les sections du parti à l’étranger, de rassembler les anciens militants, et d’ouvrir largement les portes du FFS à tous les Algériennes et Algériens établis hors du pays, en particulier les jeunes, désireux de s’engager au service de leur pays».
Pour Aouchiche, la vitalité du parti «dépend de sa capacité à reprendre l’initiative politique et citoyenne parmi les forces vives de la diaspora», un espace que le FFS «a historiquement contribué à animer avant d’en être affaibli par les crises internes successives», a-t-il reconnu. L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle anticipée, a appelé les militants «à reconstruire le parti dans un esprit d’ouverture, de responsabilité et de fidélité aux valeurs fondatrices du FFS, celles portées par feu Hocine Aït Ahmed : liberté, démocratie et justice sociale».
Le processus de restructuration devra se poursuivre dans les prochaines semaines, «afin de maximiser la présence politique et la proximité citoyenne » du parti auprès de la communauté nationale à l’étranger, a affirmé Aouchiche. Sur un autre plan, le FFS tiendra vendredi une session ordinaire du Conseil national, à la convocation de son Premier secrétaire national. Ce rendez-vous organique prévu à partir de 9h30 au siège national à Alger, devra débattre de «la situation politique» du pays et de «la préparation des prochaines échéances électorales», en plus de questions relatives à «l’organisation et finance» du parti. C’est dire que pour le FFS, l’heure est au démarrage de la machine, à travers l’élaboration de la feuille de route, la restructuration et la mobilisation des troupes .
Farid B.