Les nouveaux sénateurs installés le 19 mai prochain: Goudjl, l’heure des adieux

Les nouveaux sénateurs issus des dernières élections portant renouvellement de la moitié du Conseil de la nation, prendront postes le 19 mai prochain, lors d’une séance plénière. Peut-être la dernière que présidera Salah Goudjil. «conformément aux dispositions de l’article 133 de la Constitution et les articles
2 à 5 du Règlement intérieur du Conseil de la nation, une séance plénière publique sera tenue le lundi 19 mai 2025, à partir de 09h00, consacrée à l’installation des nouveaux sénateurs au titre du renouvellement partiel de l’année 2025 », a indiqué, hier, la chambre haute du Parlement, dans un communiqué très laconique. Deux mois après la tenue des sénatoriales, les heureux élus pourront enfin mettre le pied dans la salle des plénières du Sénat, pour entamer leur travail parlementaire. Il y a quelques jours seulement, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a signé, un décret présidentiel portant nomination de six nouveaux membres au Conseil de la nation, pour un mandat de 6 ans, à compter de la date de leur installation. Il s’agit de « Mme Dalila Bendjoudi et MM. Aissa Bouragba, Ayache Djebablia, Belkacem Boukhari, Lakhdar El-Habiri, etHadj Belghouthi », avait indiqué la Présidence.
Pour rappel, les résultats des dernières sénatoriales qui concernaient 58 sièges à renouveler, avaient consacré la mainmise de la majorité constituée par FLN et le RND, en plus du tiers présidentiel.
Le parti du Front de libération nationale (FLN) est arrivé en tête avec 19 sièges, suivi du Rassemblement national démocratique (RND) avec 14 sièges, du Front El Moustakbal (10), des Indépendants (6), du Mouvement El Bina (3), du Mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 3 sièges, du Front des Forces socialistes (FFS) avec 2 sièges et de Tadjamou Amel el Jazair (TAJ) avec 1 seul siège.
Un score qui met la majorité présidentielle à l’abri de tout rejet ou d’opposition à l’adoption d’une loi.
Si pour les nouveaux sénateurs, la séance de lundi prochain est une formalité, il n’en demeure pas moins que pour Goudjil, ce sera l’heure des adieux. En effet, le président de la chambre haute du Parlement depuis 2019, devrait quitter son poste, étant donné que la loi ne lui permet pas d’y rester. Dans son Avis n°03 daté du 24 novembre 2024, publié dans le Journal officiel (N°82) de décembre, concernant l’article 122 de la Constitution, la Cour constitutionnelle a précisé que « nul ne peut se porter candidat à l’une des deux chambres du Parlement, s’il a exercé deux mandats parlementaires, qu’ils soient consécutifs ou séparés, et que cette signification s’applique aussi bien au passé qu’au présent». Sénateur depuis 2013, Goudjil tombe sous le coup de ce verdict. C’est autour de son successeur que le débat va, toutefois, se dérouler, dans les coulisses. Jusqu’à présent, deux noms reviennent avec insistance dans les couloirs du Sénat : Abderrachid Tabi, ex-ministre de la Justice, et Azouz Nasri, sénateur du tiers présidentiel. Qui aura le dernier mot ?.
Farid H.

Laisser un commentaire