Aujourd’hui pourrait s’ouvrir en France les portes de l’enfer si jamais l’extrême droite venait à remporter la majorité des voix lors du premier tour des élections législatives.
L’extrême droite qui a déclaré la guerre aux valeurs universelles et à l’immigration qui, à travers les décennies, a contribué grandement à l’édification de cette puissance européenne. L’immigration, dont celle issue de l’Algérie, est appelée à se mobiliser massivement pour barrer la route à l’extrême droite, à sa tête Jordan Bardella, président du Rassemblement national qui vise à déconstruire l’histoire de la France.
De nombreuses voies s’élèvent pour barrer la route à cette extrême droite au plan funeste et qui promet la décadence de la France. Parmi ces voix figure celle du recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, une personnalité qui compte dans ce pays européen.
« Ne laissons pas les démons de la haine irrationnelle nous diviser. En tant que recteur de la Grande Mosquée de Paris, lieu de sauvetage de nombreux Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, je m’adresse à mes compatriotes Juifs, à mes amis, mes voisins et au-delà : l’ennemi n’est pas le musulman.
L’islam n’est pas votre ennemi », a écrit le recteur de la Grande mosquée de Paris dans un appel publié, hier, sur le site Internet de la plus importante institution religieuse musulmane de France.
À l’orée de cette élection décisive, le recteur trouve que la nation se trouve à un carrefour déterminant. Les choix que nous ferons dessineront les contours de notre avenir commun. La montée du Rassemblement National, avec ses promesses de sécurité accrue, de protection de l’identité nationale et de restriction de l’immigration, impose une réflexion profonde sur les implications de ces politiques pour notre société et notre économie, a-t-il lancé. « Le débat est dominé par des discours d’antisémitisme et d’islamophobie, prenant en otage notre futur national. Cette vision binaire nous pousse à fermer nos portes, à ériger des barrières, à isoler et appauvrir notre tissu social.
Un tel projet risque de transformer notre patrie en un État autoritaire, sacrifiant justice sociale, inclusion et croissance économique sur l’autel de la peur et de l’exclusion », a-t-il averti. Chems-Eddine Hafiz appelle les français à dire « Non à la haine ». El il n’est pas le seul à le faire au moment où la France se trouve à la croisée des chemins. Cela même si des observateurs affirment qu’une victoire de l’extrême droite qui donnerait Jordan Bardella comme premier ministre n’est pas forcément un gage pour l’application de son programme. Les institutions de l’Etat ne pourront en effet permettre la déliquescence de la France. Ils en veulent pour preuve ce qui s’est passé en Italie avec une extrême droite qui a abandonné sa « haine »
des immigrés.
Fateh H.
Les immigrés appelées à se mobiliser contre l’extrême droite: La France face aux démons de la haine

