Les essais nucléaires français au Sahara:Un crime toujours vivant

Lors d’un colloque national sur la Révolution du 1er novembre 1954, organisé samedi à Bouira en hommage au défunt Rabah Bitat, des historiens et chercheurs ont dénoncé les conséquences dramatiques des explosions nucléaires perpétrées par la France coloniale dans le Sahara algérien.Les intervenants ont rappelé que ces essais, dont le premier, « Gerboise bleue », fut effectué à Reggane le 13 février 1960, constituent un crime abominable dont les effets perdurent encore aujourd’hui. Malformations congénitales, maladies graves et contamination environnementale continuent d’affecter les populations locales, marquant durablement la région.
L’enseignant et chercheur en histoire Zidine Kassimi a souligné que ces essais nucléaires restent une tragédie vivante, causant encore des souffrances aux générations actuelles. De son côté, Ali Boudraâ, secrétaire national de la Coordination nationale pour la préservation de la mémoire et du patrimoine historique (CNPMPH), a qualifié ces explosions de « crime indescriptible », appelant à une reconnaissance officielle et à des réparations. Au-delà de ces dénonciations, le colloque a également rendu un hommage appuyé au moudjahid Rabah Bitat, l’un des six chefs historiques du 1er novembre 1954, en mettant en lumière son rôle central dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérien.
L.C.

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