La présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, a rappelé que la révision constitutionnelle de 2020 avait ouvert une étape décisive dans l’histoire institutionnelle du pays : celle de la construction d’un État fondé sur la bonne gouvernance, la transparence et la confiance citoyenne. Dans une allocution prononcée en son nom par Abdelaziz Berkouk, membre de la Cour, lors d’une journée d’étude organisée en partenariat avec l’Université de Tipasa et le Programme des Nations unies pour le développement, Mme Aslaoui a souligné que cette révision est intervenue dans un contexte politique exceptionnel, marquant le début d’une véritable «nouvelle ère constitutionnelle».
Elle a insisté sur le rôle central de la justice constitutionnelle, désormais dotée de prérogatives élargies et d’outils renforcés pour garantir la probité et lutter contre la corruption dans tous les secteurs vitaux de l’État.
La transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle s’est accompagnée de changements juridiques et structurels majeurs, destinés à améliorer son efficacité et à consolider son rôle de garant du respect de la Constitution.
À l’occasion du cinquième anniversaire de la révision de 2020, Mme Aslaoui a mis en avant la politique d’ouverture adoptée par la Cour, qui multiplie les échanges avec les milieux académiques, en Algérie comme à l’étranger, afin de promouvoir la culture constitutionnelle et de mieux faire connaître ses missions. Elle a estimé qu’après quatre années d’activité depuis son installation en novembre 2021, il est nécessaire de dresser un bilan et d’évaluer son action, en associant universitaires, magistrats et avocats.
La journée d’étude a permis d’explorer les nouvelles compétences de la Cour, sa jurisprudence et ses méthodes de travail, à travers des ateliers interactifs animés par ses membres et des enseignants universitaires. Une démarche qui illustre la volonté de l’institution de s’ancrer durablement dans le paysage démocratique algérien et de consolider la confiance des citoyens envers leurs institutions.
La Cour constitutionnelle apparaît ainsi comme l’un des piliers de la modernisation de l’État, garante de l’équilibre institutionnel et moteur d’une gouvernance fondée sur la transparence et la responsabilité .
Farid B.
Leïla Aslaoui : «La Cour constitutionnelle, pilier d’une nouvelle ère de gouvernance»

