Législatives 2026: A l’heure du silence électoral, un expert appelle à une participation massive

Le vote a déjà commencé à l’étranger et dans les bureaux itinérants. Sur le territoire national, les candidats aux élections législatives se conforment désormais au silence électoral qui précède l’ouverture des bureaux de vote, prévue ce jeudi 2 juillet.
Invité de l’émission «L’Invité du jour» sur la Chaîne 3, l’analyste politique Hacène Kacimi n’a pas mâché ses mots : ce scrutin est, selon lui, «le plus important dans la vie politique du pays». Il a appelé les Algériens à se mobiliser en masse pour, dit-il, consolider les institutions démocratiques.
«Lorsque nous irons voter massivement, nous choisirons les meilleurs représentants», a-t-il déclaré,
rappelant que le Parlement n’est pas une simple chambre d’enregistrement.
Il évalue les politiques publiques du gouvernement, interpelle l’Exécutif par le biais de questions orales et adopte les textes de loi qui encadrent l’action de l’État. Pour étayer son propos, Kacimi est remonté à la source : l’élection de l’Assemblée constituante au lendemain de l’indépendance, qui a posé les premières pierres de l’État algérien moderne. «Les défis du Parlement sont ceux de l’État», a-t-il affirmé, insistant sur la complémentarité des pouvoirs comme condition du bon fonctionnement des institutions et de la consolidation de l’État de droit.
L’analyste a également évoqué les réformes engagées par le président de la République, au rang desquelles figurent le nouveau découpage administratif et le renforcement des prérogatives de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Ces mesures visent, selon lui, à améliorer l’efficacité des institutions et à garantir la crédibilité du processus électoral. Sur ce dernier point, Kacimi a été particulièrement précis : l’ANIE prépare, organise et supervise désormais l’ensemble du processus électoral de bout en bout.
L’administration, elle, n’intervient plus qu’en appui logistique, en mettant à disposition les moyens humains et matériels nécessaires. Une séparation des rôles que l’expert juge essentielle pour asseoir l’indépendance de l’institution et la confiance des citoyens dans le vote.
F. H.