Le procès en appel de Boualem Sansal renvoyé: Le dossier est maintenu méme stade

Affaire au cœur même des tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France, le procès en appel de l’écrivain Boualem Sansal, a été renvoyé au 24 juin prochain. Prévu, hier, à la Cour d’Alger, le procès a finalement été repoussé d’un mois de plus, dans un contexte marqué par une escalade et une fermeture totale des canaux de dialogue entre Alger et Paris. Depuis l’arrestation de l’écrivain franco-algérien, en novembre 2024, l’Algérie attachée à sa souveraineté et à l’indépendance de sa justice en particulier, n’a pas cédé aux pressions qui constituaient de flagrantes immixtions dans les affaires internes du pays. Ni les menaces de Bruno Retailleau, ministre français de l’Intérieur qui se vante d’être « un ami » de Sansal, ni encore les résolutions adoptées par le Parlement de l’Union européenne (UN) ou l’Assemblée nationale française, n’ont fait fléchir Alger. Poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont «atteinte à l’unité nationale, outrage à corps constitué, pratiques de nature à nuire à l’économie nationale et détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays », Boualem Sansal a été condamné, le 27 mars dernier, en première instance à une peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de 500 000 dinars, alors que le Parquet avait requis dix ans de prison et une amende d’un million de dinars. Pour rappel, son arrestation le 16 novembre à l’aéroport d’Alger, à son retour de Paris, faisait suite
à ses déclarations tenues quelques semaines auparavant, lors d’une interview au média d’extrême-droite ‘’Frontières’’. L’auteur de « 2084, la fin du monde », avait déclaré qu’au moment de la colonisation
française, une partie du territoire marocain aurait été annexée à l’Algérie .
Farid.H.

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