Les cours du pétrole ont bondi de plus de 2% ce lundi, propulsant le Brent à un pic de 108,65 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) à 102,32 dollars.
Cette envolée, qui porte la hausse de l’or noir à plus de 75% depuis le début de l’année, fait suite à la fermeture préventive de l’oléoduc saoudien «Est-Ouest» (Petroline) à la suite d’une attaque de drones.
Ce pipeline stratégique, capable d’acheminer jusqu’à 7 millions de barils par jour vers la mer Rouge pour contourner le détroit d’Hormuz, menace désormais près de 4% des approvisionnements mondiaux
.La tension est exacerbée par l’effondrement du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, où les traversées quotidiennes de navires sont tombées à un chiffre.
À Bangkok, lors du sommet Gastech, le ministre omanais de l’Énergie, Salem Al-Aufi, a souligné l’urgence de diversifier les routes d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) loin du Golfe, tout en qualifiant la flambée actuelle des prix de «non viable pour tout le mond» et en tablant sur une réouverture prochaine du détroit.
Pendant ce temps, Oman a annoncé le report d’une réunion régionale clé initialement prévue à Salalah, un mouvement attribué à des demandes saoudiennes liées au Yémen.
À Washington, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a douché les espoirs d’un accord rapide avec l’Iran, avertissant que les marchés devront continuer à absorber les contraintes de ce corridor névralgique. Malgré des flux réorientés par les oléoducs de contournement atteignant les deux tiers de leur capacité habituelle, les analystes redoutent une poursuite de la hausse vers les 120 dollars le baril, sur fond de demande chinoise robuste et de risques sécuritaires persistants.
S. G.
Le pétrole dépasse les 100 dollars
