La révision exceptionnelle des listes électorales s’achève aujourd’hui jeudi. Locales : le compte à rebours s’accélère

La révision exceptionnelle des listes électorales, engagée le 6 septembre dernier en vue de l’élection des membres des Assemblées populaires communales et de wilayas, prendra
fin aujourd’hui jeudi.
Cette opération, encadrée par le décret présidentiel n° 26-284 portant convocation du corps électoral, marque une étape charnière dans la préparation d’un scrutin fixé au 28 novembre prochain.

Parallèlement, le retrait des dossiers de déclaration de candidature et des formulaires de souscription de signatures individuelles se poursuit auprès des coordinateurs de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections.
Selon les précisions apportées par l’Autorité, tout candidat souhaitant se présenter doit déposer une déclaration remplissant les conditions légales requises, après avoir manifesté son intention de constituer une liste, qu’il soit mandaté par un ou plusieurs partis ou qu’il se présente en tant qu’indépendant.

Il reviendra ensuite à l’ANIE de statuer sur la recevabilité de chaque dossier, les listes rejetées disposant d’un droit de recours devant les juridictions compétentes avant le lancement de la campagne électorale, laquelle s’ouvrira trois semaines avant le scrutin pour se clore trois jours avant celui-ci.
Ces élections locales revêtent une portée particulière puisqu’elles interviennent dans le sillage du nouveau découpage territorial du pays.

La détermination des circonscriptions électorales et la répartition des sièges en tiennent directement compte, la loi organique relative au régime électoral disposant que le nombre de membres des APC et des APW varie selon la population issue du dernier recensement général de la population et de l’habitat.Sur le plan de la composition des listes, la loi impose des exigences précises, un nombre de candidats supérieur de sept au nombre de sièges à pourvoir dans les circonscriptions à nombre impair de sièges, et de six dans celles à nombre pair.

Chaque liste doit par ailleurs comporter un tiers de candidates, réserver au moins la moitié des candidatures à des personnes de moins de 40 ans à la date du scrutin, et compter au moins un tiers de candidats de niveau universitaire, la condition relative à la représentation féminine ne s’appliquant pas aux communes de moins de 20 000 habitants.

Les listes déposées dans les wilayas nouvellement créées bénéficient, quant à elles, d’une dispense de collecte de signatures dès lors qu’elles remplissent l’une des conditions liées aux résultats ou à la représentation du parti dans la wilaya mère lors du précédent scrutin.
Consciente des enjeux logistiques de cette échéance, l’ANIE a renforcé sa présence sur le terrain depuis la convocation du corps électoral, en installant ses coordinateurs aux niveaux communal et de wilaya, tout en ouvrant des canaux de communication avec les différentes formations politiques pour recueillir leurs préoccupations et suggestions.

Réuni récemment à Ouargla avec les délégués locaux, le président de l’Autorité, Saâd Arous, a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des effectifs et leur opérationnalité sur le terrain, ainsi que la capacité à faire face aux aléas susceptibles de survenir lors des différentes phases du scrutin.

Anais G.