Le ministre de la Justice, Abderrachid Tabi, a réaffirmé avec force la volonté de l’État algérien d’accorder une importance primordiale à la réinsertion des détenus dans la société. Lors de son déplacement à Mila pour l’inauguration du nouveau siège de la Cour de justice, M. Tabi a souligné que « la libération conditionnelle des détenus s’inscrit pleinement dans cette politique de réintégration souhaitée par le président Tebboune ».Dans un élan d’humanisme et de second souffle, l’Algérie nouvelle semble bien décidée à offrir une seconde chance à ceux qui ont payé leur dette envers la société. « L’État poursuit une politique de réinsertion des détenus conformément à la loi, afin que cette catégorie puisse réintégrer la société et la vie publique de manière normale après avoir purgé sa peine », a martelé le garde des Sceaux.Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le début de l’année, pas moins de 21.000 détenus remplissant les conditions légales ont bénéficié de cette mesure de libération conditionnelle. Un geste fort, symbolique du changement de paradigme prôné par les plus hautes autorités du pays.Au-delà de cette dimension humanitaire, la réinsertion des anciens détenus constitue un enjeu de société majeur. En leur offrant l’opportunité de se reconstruire et de contribuer à l’édifice national, l’Algérie mise sur la rédemption et la réhabilitation, gages d’une société plus apaisée et plus juste.Mais la nouvelle politique carcérale ne se limite pas à la réinsertion. M. Tabi a également évoqué les efforts continus pour liquider les dossiers en souffrance, avec pas moins de 300.000 affaires clôturées au cours des trois dernières années. Une véritable opération désengorgeant ainsi les tribunaux et permettant une meilleure fluidité de la machine judiciaire.La Justice algérienne semble donc décidée à tourner la page d’une ère révolue, pour embrasser des valeurs de pardon, de rédemption et d’efficacité. Un nouveau souffle, porteur d’espoir pour les détenus et gage d’une société plus apaisée et plus juste pour tous.
M.M.

