Le Hamas clarifie sa position: «Nous n’avons jamais accepté le projet Trump dans son intégralité»

Le représentant du mouvement Hamas en Algérie, Dr Youcef Abou Bakr, a tenu à apporter des clarifications essentielles concernant les récentes négociations de Charm el-Cheikh.
Dans un message rendu public, il a fermement démenti les allégations selon lesquelles le mouvement aurait accepté ou signé le «projet Trump» en bloc. «La direction du Hamas n’a jamais donné son accord au document proposé par Donald Trump dans son intégralité», a-t-il affirmé, précisant que le texte avait effectivement été présenté par le médiateur et soumis à l’examen de l’ensemble des factions de la résistance palestinienne.
Le projet, structuré en trois volets distincts, portait sur :

  • Un premier volet humanitaire : cessez-le-feu, échange de prisonniers et de corps, ouverture des passages et acheminement de l’aide ;
  • Un deuxième volet politique : administration de la bande de Ghaza après les hostilités ;
  • Un troisième volet logistique : reconstruction et mécanismes de pérennisation de la paix.
    Selon Dr Abou Bakr, seuls les points du premier volet, purement humanitaires, ont reçu l’accord des factions. Les autres aspects – dont le désarmement de la résistance, la présence d’une force internationale ou la création d’un «conseil de souveraineté», n’ont jamais été validés, ni même discutés. Pourtant, les médiateurs, l’auteur du document et «l’entité d’occupation» étaient parfaitement informés de cette approche progressive.
    Mais, une fois les premiers engagements humanitaires obtenus, Israël s’est dérobé et a refusé de poursuivre les discussions sur les volets suivants, pourtant centraux.
    Face à cette impasse, Donald Trump a tenté de porter son projet devant le Conseil de sécurité, espérant le rendre contraignant pour toutes les parties.
    Une manœuvre unilatérale qui, pour le Hamas, confirme que les États-Unis et Israël cherchent moins une paix durable qu’à imposer un cadre favorable à leurs seuls intérêts. La conclusion est sans appel : ni le Hamas ni aucune faction de la résistance n’ont accepté le «projet Trump» en dehors du volet humanitaire. Le reste relève, selon Dr Abou Bakr, d’une tentative de «neutraliser la résistance et remodeler Ghaza sans l’accord des Palestiniens». Les choses, désormais, sont claires .
    F. H.