Le criminel de guerre Netanyahu visé par un mandat turc pour génocide

Dans une décision inédite, la justice turque a émis des mandats d’arrêt pour génocide visant le Premier ministre sioniste Benyamin Netanyahu, son ministre de la Défense Yoav Gallant, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ainsi qu’une trentaine d’autres responsables politiques et militaires israéliens. Le parquet général d’Istanbul les accuse d’avoir «systématiquement perpétré des crimes contre l’humanité et un génocide dans la bande de Ghaza». Au total, trente-sept personnalités sont concernées, dont le chef d’état-major Herzi Halevi.
Parmi les éléments cités dans le communiqué du parquet figure le bombardement, survenu en mars dernier, de l’hôpital turco-palestinien de Ghaza.
Cet établissement, financé et construit par la Turquie, était présenté comme un symbole de coopération
entre les deux peuples.
Le mouvement Hamas a salué une «décision courageuse qui honore les valeurs humanitaires», qualifiant cette initiative de «mesure louable» reflétant, selon lui, le soutien constant de la Turquie face à la situation à Ghaza. De son côté, Ankara a réaffirmé ses critiques à l’encontre de l’inaction, selon elle, des grandes puissances et du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette démarche judiciaire turque intervient dans un contexte où plusieurs instances internationales, dont la Cour pénale internationale, examinent la situation à Ghaza. C’est la première fois qu’un État membre de l’OTAN emploie le terme de «génocide» dans une procédure judiciaire visant directement des responsables israéliens .
N. C.