Le rapport du moins d’août dernier de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dresse un panorama contrasté du marché mondial, marqué par une baisse des cours en juillet dernier le panier de référence s’établissant à 82,99 dollars le baril et par des stocks commerciaux de l’OCDE en net repli, s’élevant à 2,729 milliards de barils, soit des niveaux inférieurs à la moyenne quinquennale.
Cette tension sur les volumes offre un soutien structurel aux prix, favorisant les bruts dits légers et doux.
Dans cette configuration, le pétrole algérien «Sahara Blend » confirme sa position de choix pour les raffineurs européens.
Ses propriétés physico-chimiques remarquables, caractérisées par une densité supérieure à 44° API et une teneur en soufre inférieure à 0,1 %, répondent idéalement aux exigences techniques des raffineries cherchant à optimiser leurs rendements face à des marges en amélioration dans des hubs stratégiques comme Rotterdam.
Les projections de l’OPEP laissent entrevoir une amélioration progressive de la demande mondiale au cours du quatrième trimestre 2026, avant une accélération plus prononcée en 2027, principalement impulsée par les nations non membres de l’OCDE. Ce rebond devrait s’accompagner d’une hausse de la consommation de distillats et de matières premières pétrochimiques sur les marchés asiatiques et chinois, offrant des perspectives favorables aux exportations algériennes de gaz de pétrole liquéfié et de condensats, dont la production au sein de l’alliance OPEP+ est appelée à croître. Pour l’Algérie, ces évolutions ouvrent la voie à une valorisation accrue de ses ressources. En renforçant ses capacités de transformation et de raffinage local, le pays dispose de marges de manœuvre stratégiques pour exporter des produits dérivés à forte valeur ajoutée, capitalisant ainsi sur sa proximité géographique avec l’Europe et sur l’attractivité technique de ses hydrocarbures dans un marché mondial en pleine mutation.
Samira.G
Le brut algérien s’impose face aux tensions sur les stocks et le recul des cours: L’OPEP mise sur la force du Sahara Blend
