L’ANP tient ses lignes: 23 terroristes éliminés en six mois

L’Armée nationale populaire a rendu public ce samedi son bilan opérationnel pour le premier semestre 2026, révélant l’ampleur d’une action militaire menée sur plusieurs fronts simultanément, du contre-terrorisme à la lutte contre les trafics transfrontaliers, en passant par la criminalité organisée et l’immigration clandestine.
Sur le volet antiterroriste, les résultats sont nets : 23 terroristes neutralisés, 147 éléments de soutien aux groupes armés arrêtés, et 49 armes à feu de différents types récupérées, auxquelles s’ajoutent d’importantes quantités de munitions. L’ANP souligne que ces résultats «reflètent la pertinence de l’approche adoptée par le Haut Commandement» et témoignent du niveau opérationnel élevé de ses forces, maintenues en état de disponibilité permanente. Le front de la criminalité organisée aura été particulièrement actif.
En coordination avec les services de sécurité, 1 092 narcotrafiquants ont été appréhendés. Les unités déployées aux frontières avec le Maroc ont mis en échec des tentatives d’introduction de 156,5 quintaux de kif traité, tandis que les saisies ont également porté sur 730 kilogrammes de cocaïne et plus de 25,6 millions de comprimés psychotropes, des chiffres qui témoignent de la pression croissante exercée par les filières de trafic sur le territoire national.
Au-delà de ces deux axes prioritaires, le bilan fait état d’une action de grande envergure contre la contrebande et l’économie souterraine : 8 111 individus arrêtés, 159 armes à feu saisies, 856 véhicules immobilisés, mais aussi 945 397 litres de carburant, 726 quintaux de tabac et 1 160 tonnes de denrées alimentaires destinées à la spéculation illicite interceptés à travers l’ensemble du territoire. La saisie de 3 442 marteaux-piqueurs, 6 436 groupes électrogènes et 55 détecteurs de métaux illustre par ailleurs l’étendue des activités illégales ciblées. Enfin, 9 056 migrants clandestins de diverses nationalités ont été interceptés sur le territoire national au cours de la même période, signe de la pression migratoire que l’Algérie continue d’absorber à ses frontières.
A. G.