L’élection de l’ambassadrice d’Algérie à Addis-Abeba et sa représentante permanente auprès de l’Union africaine (UA), Mme Selma Malika Haddadi, au poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, est une preuve de plus de la place qu’occupe désormais l’Algérie dans le continent.
C’est aussi la preuve du respect, de la confiance et de la considération dont jouit Alger auprès des membres de l’UA, dans un contexte où l’Afrique est confrontée à des défis de développement et de maintien de la paix. Ce continent, ses dirigeants et son peuple n’ont pas besoin de promouvoir la
corruption comme a tenté et le tente toujours de le faire le pays dont la candidate au poste de vice-présidente de l’UA, a été battue au 6e tour par l’algérienne Selma Malika Haddadi.
Cette dernière a prêté serrement samedi soir au terme du sommet de l’UA, affirmant dans une déclaration à la presse que son élection reflétait «la place de l’Algérie et sa profondeur africaine, mais témoigne, également, de la confiance placée par les pays africains en elle et en sa direction judicieuse ». «L’Algérie a toujours joué un rôle prépondérant au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et maintenant au sein de l’Union africaine (UA) », a-telle rappelé, s’engageant à «poursuivre ce travail pour hisser son nom et son drapeau à travers notre direction clairvoyante de l’organisation, tant sur le plan administratif que financier. Nous serons toujours à la hauteur des attentes». Mme Selma Malika Haddadi n’a pas omis de mentionner que cet acquis est venu «sous la conduite clairvoyante du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune » à qui a d’ailleurs exprimé toute « sa gratitude ».
Pour rappel, le chef de l’Etat qui présidait vendredi au siège de l’UA à Addis-Abeba, les travaux du 34e Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), a annoncé que l’Algérie avait décidé d’apporter une contribution volontaire d’un million de dollars pour soutenir ce mécanisme. Une preuve de plus de cet engagement qu’est celui de permettre au continent de se doter de ses propres moyens afin de soutenir son développement, loin des jeux de coulisses
auxquels s’adonne le royaume de l’Ouest. D’ailleurs, Moussa Faki Mahamat, président sortant de la commission de l’UA, a salué le président Tebboune pour «ses efforts au service du continent et le rôle de l’Algérie dans ce sens», tandis que la directrice générale du MAEP, Marie-Antoinette Rose Quatre, a adressé « ses remerciements » au président de la République pour ses efforts pour « la promotion de l’Afrique ». C’est dire que l’accession de l’Algérie, à travers sa candidate, à l’important poste de vice-présidence de la Commission de l’UA, n’est qu’une suite logique et un retour de la monnaie de la part des pays africains qui ont vu en ce pays-continent une valeur sûre et un pilier sur lequel l’unité de l’Afrique peut être bâtie à l’avenir. En somme, c’est l’Afrique qui embrasse son Algérie à l’occasion de la 38e session ordinaire du sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) .
Farid B.
L’Algérie à la vice-présidence de l’UA: Une reconnaissance africaine

