L’affaire Sansal instrumentalisée : Priorité à la justice

Le bâtonnier Brahim Tayeri, syndicaliste émérite de la profession d’avocat, a fermement défendu l’intégrité du système judiciaire algérien face aux critiques infondées venues de France concernant l’affaire Boualem Sansal. Dans une déclaration sans concession, il a rappelé avec force que l’Algérie, État indépendant et souverain, applique ses lois avec rigueur et équité, sans accepter de leçons extérieures.
Le chef de l’Ordre des avocats a souligné avec autorité que M. Sansal, bien que bénéficiant de la nationalité française, demeure avant tout un citoyen algérien. À ce titre, il a été jugé conformément à la législation nationale pour des actes clairement définis par le code pénal algérien. « Notre justice traite tous les justiciables sur un pied d’égalité, quelles que soient leurs relations ou leur notoriété », a-t-il martelé, rejetant toute tentative d’instrumentalisation politique de cette affaire. Concernant le prétendu « déni de droit à la défense » invoqué par certaines parties françaises, Me Tayeri a rappelé avec fermeté que l’Algérie dispose d’un système d’aide judiciaire parmi les plus avancés au monde. « Contrairement à ce que laissent entendre certains détracteurs, notre pays prend en charge les frais de défense des justiciables indigents, garantissant ainsi un procès équitable pour tous », a-t-il expliqué, soulignant que cette disposition honorable figure parmi les rares au niveau international à ne pas être plafonnée.
Le syndicaliste a vivement dénoncé le deux poids deux mesures pratiqué par la France en matière de coopération judiciaire. « Alors que Paris s’émeut du sort d’un seul de ses ressortissants, il persiste à refuser l’extradition de nombreux criminels économiques algériens qui ont spolié notre peuple et détourné des milliards », a-t-il fustigé. Cette attitude, selon lui, révèle une vision néocoloniale inacceptable et un mépris flagrant pour la souveraineté judiciaire algérienne.
Me Tayeri a par ailleurs salué les réformes courageuses engagées par l’Algérie pour assainir son système judiciaire, tout en reconnaissant que des efforts supplémentaires restent nécessaires. « Nous travaillons sans relâche à éliminer les dernières imperfections, car notre peuple mérite une justice irréprochable », a-t-il affirmé, appelant à un traitement réciproque et respectueux entre nations souveraines.
En conclusion, le bâtonnier a lancé un message clair : « L’Algérie n’acceptera jamais que sa justice soit mise en cause pour des considérations politiciennes. Notre système judiciaire, forgé dans les luttes pour
l’indépendance, continue de se construire dans le respect absolu de nos valeurs nationales et de notre souveraineté. » Une déclaration forte qui rappelle avec éloquence que l’Algérie, désormais maîtresse de son destin, n’entend pas revenir à l’ère des humiliations et des ingérences étrangères .
Mina.M.

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