Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est attendu pour une visite officielle en France à l’automne prochain, en septembre ou octobre. En cas de réélection, cette visite à Paris, reportée à deux reprises, devrait enfin avoir lieu.
Selon le journal français Marianne, un haut diplomate français a confié que le président Emmanuel Macron mise beaucoup sur cette visite pour obtenir l’aval de l’Algérie concernant la délivrance des visas consulaires. Macron espère également réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, c’est-à-dire « réaliser la réconciliation avec l’Algérie » et concrétiser le « traité de l’Élysée » avec ce pays.
Les enjeux mémoriels au cœur des discussions La source diplomatique souligne que la symbolique de l’émir Abdelkader jouera un rôle clé lors de cette visite. Le journal Marianne estime que le président Tebboune vise à garantir deux choses: premièrement, ne pas toucher à l’accord de 1968 relatif à l’immigration, et deuxièmement, aborder le dossier de la mémoire.
De son côté, le journal Le Monde, proche du palais de l’Élysée, confirme que l’Algérie demande la restitution des biens de l’émir Abdelkader des musées français, comme élément clé de la réconciliation mémorielle avec la France. Cependant, cette demande pourrait rencontrer un obstacle juridique.
La restitution des biens de l’émir Abdelkader en question Selon Le Monde, le côté algérien a envoyé aux membres du comité mixte chargé de la réconciliation mémorielle une liste d’objets que l’Algérie souhaite récupérer. Cette liste comprend des armes, des canons, des étendards et des manuscrits saisis par l’armée française dans les années 1830 et 1840, notamment deux épées ayant appartenu à l’émir Abdelkader.
La France conserve la première épée au musée de l’armée, et la seconde au château de Chantilly. Cependant, le différend entre les deux parties réside dans le fait que les musées possèdent plusieurs épées attribuées à l’émir algérien, sans que les parties françaises ne sachent quelle épée Alger souhaite récupérer. Le journal souligne également que le musée de l’armée n’a pas été en mesure de prouver officiellement le lien entre les deux épées et l’émir Abdelkader, et que l’identité du propriétaire de la deuxième épée conservée au château de Chantilly n’a pas été établie .
Khemissi.M.

