La Revue El Djeich, dans son édition de décembre, consacre un plaidoyer puissant pour la défense de la mémoire nationale, affirmant que préserver l’identité et l’histoire de la nation constitue un devoir sacré.
Cet héritage, qualifié de «legs sacré» confié par les illustres ancêtres, est présenté comme le fondement indispensable de la cohésion nationale et du projet d’avenir. «Elle est le cœur battant de notre Patrie, l’artère qui nourrit son présent et construit son avenir», peut-on lire, soulignant que la mémoire authentique guide les générations en s’inspirant des valeurs de fidélité, de loyauté et de sacrifice qui ont forgé la grandeur du pays.
L’alerte face aux « pseudo-savants» et à la manipulation de l’histoire
Le texte met en garde contre un phénomène perçu comme une menace insidieuse : la montée de discours visant à dénigrer le passé national.
Il dénonce l’émergence de «pseudo-savants pédants» qui, sous couvert de liberté d’expression ou de simple divergence d’opinion, s’attaqueraient aux symboles nationaux et tenteraient de falsifier la narration historique. La Revue souligne avec fermeté que si la divergence d’opinion peut être constructive, elle doit impérativement s’inscrire dans le cadre des «principes indéfectibles» et des «constantes» nationales.
Toute démarche qui s’en écarte, en particulier la falsification, est condamnée comme «une atteinte flagrante à un passé glorieux» bâti par le sacrifice de ceux qui ont lutté pour la liberté et la dignité.
La mémoire collective, fruit d’une lutte héroïque pour la souveraineté
Pour comprendre la sensibilité de cette question, la Revue rappelle le parcours historique de l’Algérie, marqué par la résistance face aux tentatives d’effacement identitaire sous la colonisation. C’est cette résistance, incarnée par des héros et héroïnes, qui a donné naissance à l’Armée de libération nationale et à une révolution ayant pour but «l’affranchissement des chaînes de la domination, de la tyrannie et de l’humiliation». Les noms de ces figures, unies autour du projet de souveraineté et d’édification nationale, sont érigés en remparts symboliques : «leurs noms gravés dans le registre de notre Histoire resteront plus grands que tous les sceptiques, les détracteurs et les affabulateurs.»
L’Histoire n’est pas une marchandise, mais le cœur vivant de la nation
Le plaidoyer culmine en refusant toute réduction ou marchandisation de l’Histoire. Celle-ci n’est «pas une marchandise négociée par des commerçants obsédés par le profit», mais bien «le cœur vivant d’un peuple déterminé à protéger son héritage». Elle est définie comme une succession d’événements rayonnants qui ont façonné la fierté et l’éternelle grandeur du pays. De ce fait, la défense de cette mémoire est élevée au rang de «question d’existence » et de «responsabilité nationale», un pacte de loyauté entre les générations passées et futures.
En conclusion, la Revue El Djeich affirme que la résilience et l’unité de l’Algérie moderne trouvent leur source dans cette fidélité à une «profondeur historique, géographique et culturelle authentique». Protéger cette mémoire n’est pas un repli sur le passé, mais la condition sine qua non pour «construire un futur prospère» guidé par l’espoir et la volonté collective. La mémoire nationale se pose ainsi en rempart intangible, dont la défense est le socle même de l’identité et de la continuité de la nation.
Samira A.

