La révision des listes électorales marque le début du compte à rebours: La course aux assemblées élues, c’est maintenant !

La révision périodique des listes électorales s’ouvre le 20 du mois en cours et se poursuit jusqu’au 18 novembre de l’année. Une opération technique certes, pour l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui en a fait l’annonce, hier. Mais, pour le commun de la classe politique, en particulier en cette période qui précède la tenue d’élections législatives et locales, vers l’été et l’automne 2026, l’annonce marque le début du compte à rebours d’une course pour les sièges des assemblées locales et nationale. Qui attirera les nouveaux inscrits, les jeunes notamment ? Qui parviendra à soigner son image avant les élections ? Et surtout qui mobilisera autour de son projet et ses futurs candidats en prévision du vote ? Des questions qui taraudent les états-majors des partis politiques, visiblement nombreux à être engagés dans la course à la représentation au sein des assemblées élues.
Et pour cause, les prochaines joutes électorales verront le retour dans la course de partis ayant boycotté les précédentes élections (législatives) qui ont suivi le Hirak et le départ du régime Bouteflika.
À commencer d’ailleurs par le Front des forces socialistes (FFS). Lors du dernier meeting organisé à Tizi-Ouzou, à l’occasion de la commémoration du 62e anniversaire de la création du parti (29 septembre 1963), Youcef Aouchiche en a tracé le cap. Rappelant la participation du FFS à la dernière
présidentielle qui s’inscrivait dans sa feuille de route pour «saisir la moindre tribune» afin de promouvoir le projet du FFS, le premier secrétaire national a déclaré que «pour les mêmes raisons et les mêmes finalités, le FFS se prépare aux prochaines échéances politiques et électorales, denses à l’horizon 2026 et décisives pour l’avenir proche du pays».
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), est l’autre parti qui aspire à regagner les assemblées élues après des années d’absence.
Le parti d’Atmane Mazouz a annoncé la couleur en juillet dernier à l’occasion la 7e session ordinaire du Conseil national, tenue à Alger, en mettant en place une Commission de réflexion sur les élections «chargée d’analyser le contexte politique actuel et de préparer les prochaines échéances électorales».
Dans le cercle des partis de la majorité parlementaire, les déplacements du secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, sonnent comme une précampagne pour renforcer la place de sa formation politique, profitant de la crise que traverse le FLN dont le secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek, résiste malgré les vents d’un mouvement de redressement.
En tout cas, la révision périodique des listes électorales aurait pu être un non-événement si l’on était en début ou à la moitié du mandat des assemblées élues (APC, APW et APN). Mais, comme le mandat vit sa dernière année, l’annonce de l’ANIE déclenche la fièvre politique et met en alerte les partis .
Farid B.