Dans son roman La Reine, publié aux éditions Index, l’auteure algérienne Naïma Guermah offre une fresque littéraire qui plonge le lecteur au cœur du VIIᵉ siècle, à l’époque où Dihya, plus connue sous le nom de Kahina, marquait l’histoire du Maghreb par sa bravoure et son sens du leadership.
Ce livre n’est pas seulement une œuvre romanesque : il est un hommage vibrant à une figure féminine qui incarne la résistance, la dignité et l’identité algérienne. Dihya, reine berbère, est présentée comme une femme visionnaire qui sut unir son peuple face aux bouleversements de son époque.
À travers une écriture fluide et riche, Naïma Guermah redonne vie à cette souveraine, en mêlant faits historiques et souffle romanesque.
Le récit met en avant son courage, son intelligence stratégique et son rôle central dans la défense de son territoire. La Reine dépasse la simple narration pour devenir un outil de transmission culturelle.
L’auteure rappelle que l’Algérie possède un patrimoine historique d’une grande richesse, où les femmes ont joué un rôle déterminant. Ce roman contribue ainsi à renforcer la fierté nationale et à valoriser une identité enracinée dans l’histoire et la mémoire collective.
En mettant en lumière une figure féminine forte, Naïma Guermah invite les lecteurs à réfléchir sur la place des femmes dans l’histoire et dans la société contemporaine.
La Reine devient alors une source d’inspiration, un appel à la résilience et à la confiance en soi, tout en célébrant l’Algérie comme terre de culture et de résistance. Avec La Reine, Naïma Guermah signe un roman qui transcende le temps et les frontières. En ressuscitant Dihya, elle offre à l’Algérie une œuvre littéraire qui honore son passé et nourrit son présent.
Ce livre est une véritable ode à la mémoire nationale, une invitation à redécouvrir l’héritage algérien et à en tirer une fierté collective.
A. S.
«La Reine»:Naïma Guermah ressuscite Dihya, symbole de l’Algérie éternelle

