Kaïs Saïed :«Pas de règlement de comptes, mais pas de renoncement à la reddition des comptes»

Lors de sa rencontre, vendredi au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé qu’il n’existait « aucune intention de régler des comptes avec qui que ce soit ».
Il a toutefois insisté sur le fait qu’il n’est pas question de renoncer à la reddition des comptes ni de céder sur la récupération de chaque millime appartenant au peuple tunisien.Le chef de l’État a rappelé qu’aucun individu ou groupe ne peut se substituer à l’État, ni par des financements imposés, ni par une implication forcée. Selon le communiqué de la présidence, il a renouvelé ses instructions afin d’accélérer la restructuration des administrations jugées superflues et de remplacer tout responsable ayant failli à ses devoirs, soulignant la nécessité de saisir « la portée historique du moment » que traverse la Tunisie. Kaïs Saïed a également mis en avant le rôle des chômeurs de longue durée, estimant que, même s’ils manquent parfois d’expérience, ils débordent de patriotisme et demeurent capables de contribuer efficacement à ce qu’il a qualifié de « bataille de libération nationale ». Le président a assuré que plus les défis sont grands, plus la volonté de les relever s’intensifie, réaffirmant que « nulle voix ne peut s’élever au-dessus de celle du peuple ». Il a rappelé que l’État dispose de ses lois et de ses institutions, tandis que le peuple tunisien, chaque jour, « donne des leçons historiques en déjouant les manœuvres des forces de la réaction et de leurs alliés à l’intérieur comme à l’extérieur ».Selon lui, le pays vit des « moments historiques » marqués par une ligne de démarcation claire entre ceux qui se tiennent aux côtés du peuple et de ses revendications légitimes, et ceux qui se placent dans le camp opposé. Ces derniers, a-t-il observé, « paraissent unis, alors que leurs cœurs sont divisés ». Le président a enfin rappelé que les avancées sociales déjà réalisées, ainsi que celles en cours, visent à répondre aux aspirations profondes des Tunisiens en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale .
Malik.M.