Dans le cadre d’une visite diplomatique au Ghana, la ministre des Affaires étrangères et des Expatriés de l’État de Palestine, Varsen Aghbekian Shahine, a lancé un appel pressant et éloquent pour une intensification des efforts coordonnés de la communauté internationale.
Son plaidoyer, centré sur la situation critique en Palestine, vise à amplifier la voix de son peuple et à obtenir justice comme préalable indispensable à une paix durable.
Lors d’une rencontre significative avec l’archevêque d’Accra, John Bonaventure, la ministre a dressé un tableau approfondi des défis humanitaires et politiques extrêmement préoccupants auxquels sont confrontées les populations de la bande de Ghaza et de la Cisjordanie. Elle a insisté sur la nécessité de conjuguer et de renforcer les actions diplomatiques et médiatiques à l’échelle mondiale.
Selon elle, seule une attention internationale soutenue et unifiée peut permettre de briser le silence et l’isolement, et de porter efficacement les revendications légitimes du peuple palestinien sur le devant de la scène mondiale.
Un aspect particulièrement poignant de son intervention a concerné la protection du patrimoine religieux et des communautés chrétiennes en Terre Sainte. La ministre Shahine a dénoncé avec fermeté ce qu’elle a décrit comme une politique ciblée de l’occupation sioniste visant à marginaliser la présence chrétienne historique en Palestine. Elle a énuméré des restrictions sévères entravant la libre pratique des rites religieux, ainsi qu’une série d’agressions perpétrées par des colons contre des lieux de culte et des cimetières chrétiens. Ces actions, a-t-elle affirmé, menacent non seulement une communauté vivante mais aussi la riche mosaïque culturelle et religieuse de la région.
Dans ce contexte, elle a lancé un appel direct à l’Église et aux leaders religieux du monde, les exhortant à poursuivre et à amplifier leur rôle historique de défenseurs de la vérité et de la justice.
Elle les a encouragés à utiliser leur influence morale et leurs canaux de communication pour témoigner de la réalité vécue par les Palestiniens et pour œuvrer inlassablement en faveur de leur droit à une existence digne et souveraine. «La paix, a-t-elle souligné avec force, n’est pas simplement l’absence de conflit. Elle ne peut être authentique et pérenne que si elle est fondée sur la justice rendue au peuple palestinien.»
La ministre a également abordé la question douloureuse des prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Elle s’est appuyée sur des rapports récents des Nations unies, qui documentent, selon ses termes, des violations graves du droit international. Elle a évoqué des témoignages alarmants faisant état de pratiques systématiques de torture et d’agressions sexuelles, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour mettre fin à ces traitements et garantir le respect des droits humains fondamentaux. En réponse, l’archevêque John Bonaventure a exprimé une solidarité spirituelle et morale profonde. Il a assuré que la cause palestinienne occupe une place constante dans les prières et les supplications de l’Église. Partageant l’espoir de voir cesser les souffrances, il a souligné que la quête de justice pour le peuple palestinien est une étape fondamentale et incontournable sur le chemin qui mène à une paix véritable et stable pour tous les habitants de la région.
Cet échange a ainsi mis en lumière le rôle crucial que peuvent jouer les acteurs religieux et diplomatiques dans la construction d’un plaidoyer international plus fort et plus efficace pour résoudre l’un des conflits les plus durables de notre époque.
Malik M.
justice et paix à Ghaza et en Cisjordanie: La Palestine appelle à une mobilisation internationale renforcée

