Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé avec force la frappe israélienne qui a tué trois journalistes dans le sud du Liban, qualifiant l’attaque de « crime flagrant » et de violation grave du droit international.
Selon lui, cette agression s’inscrit dans une politique systématique visant à museler les voix qui témoignent des réalités du terrain.
Dans son communiqué, Aoun a rappelé que les journalistes bénéficient d’une protection internationale en temps de guerre, et que les cibler constitue une transgression directe du droit humanitaire et des conventions internationales.
« Une fois de plus, l’agression israélienne bafoue les règles les plus fondamentales du droit international », a-t-il affirmé, soulignant que les victimes étaient des civils accomplissant leur mission d’informer.Les victimes de cette attaque sont Fatima Ftouni, journaliste de la chaîne Al‑Mayadeen, son frère caméraman, ainsi qu’Ali Shoeib, correspondant d’Al‑Manar.
Ils ont été pris pour cible alors qu’ils circulaient en voiture dans la région de Jezzine. Cet acte a provoqué une onde de choc dans tout le Liban, où la presse est considérée comme un pilier de la démocratie et de la résistance nationale.
Au‑delà de l’émotion, cette frappe soulève une indignation politique et populaire.
Les autorités libanaises dénoncent une tentative délibérée d’intimider les médias qui documentent les violations israéliennes.
Plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits humains ont appelé à une enquête indépendante et à des sanctions contre Israël.Le Liban entend transformer cette tragédie en un appel à la mobilisation internationale. En mettant en lumière la gravité de ce crime, Beyrouth espère rallier davantage de soutien à sa cause et rappeler que la liberté de la presse est une valeur universelle.
Pour les Libanais, protéger les journalistes revient à protéger la vérité et à défendre la souveraineté nationale face aux agressions extérieures.
Malik.M.
Journalistes tués à Jezzine: Beyrouth dénonce une violation du droit international

