investissement: La diaspora algérienne, levier stratégique pour l’économie nationale

Al’occasion de la Journée africaine de la diaspora, organisée en marge de la 4e Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) qui se tient à Alger, une centaine d’investisseurs algériens établis à l’étranger se sont retrouvés vendredi dans la capitale, à l’initiative du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA).
La rencontre a eu lieu en présence du secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, ainsi que du ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Yacine El-Mahdi Oualid.
Dans son allocution, Sofiane Chaïb a salué la création du CMDA, jugeant qu’il s’agit d’une initiative opportune, née dans un contexte où les Algériens établis à l’étranger font face à une recrudescence de discours xénophobes et extrémistes. Il a rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune a fait de la diaspora une composante constitutionnelle de la Nation et l’a constamment appelée à s’organiser pour devenir un acteur à part entière du développement national et un relais reconnu dans les pays d’accueil.
De leur côté, Farida Ghezali, présidente du CMDA, et Karim Zeribi, son fondateur, ont mis en avant le potentiel considérable de cette communauté, forte de près de sept millions de personnes dans le monde, dont cinq millions en France. Ils ont annoncé la création prochaine d’une structure permanente à Alger, dédiée à l’accompagnement des porteurs de projets issus de la diaspora.
Cette structure facilitera l’accueil, l’orientation et le montage de business plans, tout en assurant une interface directe avec les organismes bancaires et l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, afin d’accélérer la concrétisation des projets économiques.
Karim Zeribi a insisté sur la nécessité de promouvoir les réussites de la diaspora à travers des «success stories», capables de valoriser l’image de l’Algérie et de contrer les campagnes de dénigrement. Dans cette perspective, le CMDA prévoit la création de nombreuses antennes à l’étranger, notamment à Montréal, aux États-Unis (Washington, New York, San Francisco), à Londres, à Doha, en France et même auprès du Parlement européen pour la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. L’objectif est de structurer un véritable «lobby algérien», en mesure de déployer une diplomatie d’influence et de défendre les intérêts du pays sur la scène internationale. Au-delà de la dimension institutionnelle et citoyenne, la diaspora est également appelée à jouer un rôle décisif dans la croissance économique. Son implication devrait contribuer à développer les exportations de produits algériens de qualité, à attirer des investissements et à mettre en réseau des compétences reconnues dans tous les domaines
M. M.