Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a effectué une visite au Centre de recherche en technologies industrielles de Chéraga, où il a découvert six projets novateurs arrivés à maturité. Des inventions promises à une intégration industrielle prochaine, pour le plus grand bénéfice de l’économie nationale.
Devant les chercheurs et les équipes du centre, le ministre n’a pas caché sa satisfaction.
Ces six réalisations, a-t-il souligné, ne sont pas de simples prototypes de laboratoire. Elles incarnent une vision : celle d’une recherche appliquée, résolument tournée vers les besoins concrets du pays.
«Ces projets servent la souveraineté nationale dans ses dimensions alimentaire, industrielle et technologique», a-t-il affirmé, invitant les opérateurs économiques à s’en emparer pour les produire à grande échelle. Parmi les réalisations présentées, une machine attire particulièrement l’attention : un dérocteur agricole conçu pour extirper les pierres des terres cultivables. En débarrassant le sol de ces obstacles, cet engin permet d’augmenter la superficie exploitable et d’améliorer le rendement des parcelles. Un outil précieux pour l’agriculture algérienne, confrontée à des terrains souvent caillouteux.
Autre innovation remarquée : une station météo dédiée à la culture du blé. Équipée de la technologie LoRa-IOT, elle surveille en temps réel les conditions climatiques, optimise l’irrigation et détecte précocement les maladies des céréales. De quoi anticiper les risques et protéger les récoltes avant qu’il ne soit trop tard. L’agriculture de demain se prépare aussi dans les espaces clos. Un robot agricole destiné aux serres et aux environnements protégés a été présenté au ministre. Sa mission : pulvériser les traitements avec précision, mais aussi, équipé de caméras, traquer les premiers signes de maladie sur les plantes. Une surveillance de tous les instants pour des cultures plus saines et des rendements préservés.
La visite a également permis de mesurer le dynamisme de la pépinière d’entreprises du centre. Là, des étudiants portés par le dispositif 1275 – celui qui transforme les mémoires de fin d’études en projets entrepreneuriaux – bénéficient de l’encadrement des chercheurs, en partenariat avec les universités et grandes écoles. Une synergie qui porte ses fruits : les idées germent, les compétences se confrontent au réel, et les jeunes talents apprennent à transformer la connaissance en valeur économique. En marge de cette visite, deux conventions de coopération ont été signées entre le centre de recherche et deux partenaires de poids : l’Entreprise de production d’équipements agricoles et l’École nationale supérieure d’agronomie d’El Harrach. Un pont supplémentaire entre la recherche et le terrain, entre l’idée et l’outil.
Lotfi A.
Innovation technologique: Six projets algériens prêts à conquérir le marché

