innovation : L’Algérie brille par l’excellence de ses jeunes chercheuses

La science algérienne rayonne à travers les récentes innovations de deux jeunes femmes, qui ont décroché des brevets d’invention dans des domaines clés : la médecine et l’environnement. Leurs travaux prometteurs pourraient révolutionner la prise en charge du diabète et le traitement des eaux usées.

Hiba Al-Amara, une lueur d’espoir pour les diabétiques
Étudiante en 7ème année de médecine à l’Université d’Alger 1, Hiba Al-Amara a obtenu un
brevet pour son projet novateur baptisé « Artificial Pancreas System ». Son invention consiste en un pancréas artificiel intelligent, capable de réguler automatiquement les niveaux d’insuline dans l’organisme des patients diabétiques. Une avancée révolutionnaire qui pourrait transformer la vie des malades en leur offrant une alternative plus efficace et autonome au traitement classique. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a salué cette prouesse et réaffirmé l’engagement de son ministère à accompagner la valorisation et l’industrialisation de ce dispositif prometteur. Un soutien essentiel pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays. Cette reconnaissance marque un tournant majeur pour la jeune chercheuse, qui évolue au sein de l’incubateur de l’Université d’Alger 1.

Rania Bougouffa, l’éco-innovatrice des eaux usées
À seulement 27 ans, Rania Bougouffa, diplômée de l’Université de Batna 1, a également marqué l’innovation scientifique algérienne avec son projet Aqua Bloom. Cette ingénieuse invention repose sur une technique révolutionnaire de purification des eaux usées industrielles, en utilisant des déchets alimentaires tels que la pectine de pomme et d’agrumes.Grâce à cette technologie écologique, les méthodes de filtration traditionnelles, souvent nocives pour la santé et l’environnement, pourraient être remplacées par une solution plus durable pour le recyclage de l’eau. Un procédé prometteur, applicable dans l’agriculture, l’aquaculture, le traitement des eaux domestiques et industrielles, contribuant ainsi à la lutte contre la crise hydrique.Le travail de Rania Bougouffa a été récompensé par une troisième place nationale dans le domaine de la biotechnologie, lors du concours Disrupt Constantine 2021, organisé par le ministère des Startups et de l’Économie de la connaissance. Forte de ce succès, la jeune chercheuse ambitionne désormais de développer davantage son projet en Algérie et d’exploiter ses autres innovations en intelligence artificielle. Ces deux réussites incarnent l’excellence de la recherche scientifique algérienne et l’émergence d’une nouvelle génération de chercheuses talentueuses, porteuses d’espoir pour relever les défis sanitaires, environnementaux et technologiques auxquels le pays est confronté. Des pionnières qui ouvrent la voie à d’autres jeunes esprits créatifs, désireux de contribuer au progrès et au rayonnement de leur nation.
Farid.H.

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