Dans une démarche volontariste de consolidation du marché local, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a annoncé une mesure temporaire de régulation des importations.
Par une note officielle de la Direction des activités pharmaceutiques et de la régulation, il est décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, l’examen des nouvelles demandes d’agrément pour l’importation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux.
Cette décision, claire et assumée, vise à encadrer plus strictement l’activité d’importation.
Elle permet aux autorités de mieux évaluer les besoins réels du pays tout en privilégiant une gestion rigoureuse des flux entrants. Le ministère insiste sur l’importance d’une application stricte de cette instruction, gage d’efficacité et de transparence.
Un contexte de vigilance salutaire
Ces dernières semaines, quelques tensions ponctuelles sur certains produits ont été observées dans des officines. Le ministre Wassim Kouidri a lui-même rappelé, dans une note du 2 avril, que des stocks restent disponibles chez les importateurs, fabricants et grossistes. Plutôt que de céder à l’urgence, l’État a choisi une réponse structurante : mise sur le marché des stocks existants, délais de distribution raccourcis (2 à 5 jours), contrôles renforcés et sanctions claires en cas de manquement, pouvant aller jusqu’au retrait
d’agrément.
Une régulation cohérente et équilibrée
Cette suspension des agréments s’inscrit dans une vision d’ensemble. Trois semaines plus tôt, le ministère avait déjà simplifié les procédures d’importation des matières premières pharmaceutiques, preuve d’une approche différenciée et intelligente : fluidifier ce qui est nécessaire à la production locale, tout en maîtrisant les importations de produits finis.
En favorisant l’émergence d’une industrie pharmaceutique nationale plus robuste, l’Algérie pose les jalons d’une véritable souveraineté sanitaire. Une excellente nouvelle pour les patients, les professionnels de santé et l’économie du pays.
Lotfi L.-E.

