Dans le cadre d’une refonte globale visant à redynamiser le secteur industriel algérien, deux décrets exécutifs clés ont été signés par le Premier ministre Nadir Larbaoui.
Ces décrets redéfinissent les prérogatives du ministre de l’Industrie et restructurent l’administration centrale du ministère.Selon le décret exécutif n° 25-184, le ministre de l’Industrie se voit confier un rôle central dans la proposition et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de développement industriel, de promotion de la qualité, de propriété et de sécurité industrielles, d’investissement, de soutien aux PME et de promotion du tissu industriel. Cette mission sera menée en étroite coordination avec les autres ministères et en concertation avec les partenaires économiques et sociaux.Parmi les nouvelles attributions majeures du ministre figurent l’initiation de programmes de développement des filières industrielles, la coordination de la politique nationale de qualité, la promotion de l’innovation et de la protection de la propriété industrielle, ainsi que le renforcement du tissu industriel.
Il sera également chargé de développer la normalisation, la politique et l’accréditation, et de contribuer à la prévention des risques industriels. Le ministre proposera des mesures pour améliorer l’offre de foncier industriel et veillera au développement et au soutien des PME, ainsi qu’à la localisation et à l’intégration des activités industrielles. En outre, il aura la responsabilité de préparer et de mettre en œuvre la politique industrielle par filière, d’en évaluer les effets, d’organiser les branches industrielles, de promouvoir les espaces de dialogue public-privé et de mettre en place les mécanismes de concertation avec le secteur privé. Cette restructuration du ministère de l’Industrie vise à renforcer son rôle stratégique dans la relance du secteur industriel algérien, en lui donnant les moyens d’élaborer et de mettre en œuvre une politique industrielle ambitieuse, en phase avec les nouvelles orientations du gouvernement .
R.N.

