La justice renoue avec les affaires de corruption, impliquant d’anciens hauts cadres de l’état.
En effet, le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed examinera aujourd’hui, 2 février 2026, l’affaire de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, qui est rattrapé par les affaires. Ce dernier, sous contrôle judiciaire, est poursuivi pour des chefs d’inculpation liés à la corruption. Il sera jugé en compagnie de son fils et de nombreux autres accusés dans le même dossier.
Le procès, qui implique 25 personnes entre accusés et témoins, concerne des malversations au sein de plusieurs entreprises publiques dont Imetal, Fondal et le complexe sidérurgique Sider El Hadjar, selon des sources médiatiques.
Ali Aoun avait déjà été condamné en 2007 puis relaxé en 2022 dans le cadre de l’Affaire Khalifa pour des faits liés à sa fonction de PDG du groupe pharmaceutique Saïdal entre 1995 et 2008.
En 2022, il est revenu aux affaires en tant que directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Il sera promu ministre de l’Industrie pharmaceutique avant la fin de la même année, avant de devenir, en mars 2023, ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique. Mais en 2024, le scandale de l’affaire éclate. Il a été mis fin à ses fonctions en novembre 2024.
Aujourd’hui, il comparaît devant le juge du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed avec de nombreux autres prévenus.
Parmi eux, figurent un homme d’affaires d’Oran appelé Nounou Manita, le fils de l’ancien ministre, l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) et ex-PDG du groupe Madar Charaf Eddine Amara, d’anciens responsables d’entreprises publiques, dont les PDG de Fondal (filiale d’Imetal), du complexe d’El Hadjar et de l’hôtel Aurassi, ainsi que le responsable d’un concessionnaire automobile représentant une marque chinoise en Algérie. Ils seront jugés, selon les informations publiées sur le dossier, pour conclusion de transactions contraires à la réglementation, obtention d’avantages indus, détournement de fonds publics et abus de pouvoir et de fonction.
Les faits qui leur sont reprochés concernent des opérations suspectes d’achat et de vente de déchets ferreux et non ferreux au préjudice du groupe public Imetal, devenu la SNS, Société nationale
de sidérurgie.
Fateh H.
Il comparaît Demain devant le juge: Ali Aoun rattrapé par les affaires

