C’est une scène chargée d’émotion et de symboles qui s’est dessinée au Théâtre national algérien Mahiéddine-Bachtarzi, où les organisateurs du Festival international de danse contemporaine (FCIDC) ont dévoilé les grandes lignes de sa 13e édition.
Placée sous le slogan «Hymne à la paix», cette rencontre artistique réunira des troupes venues de huit pays, avec la Palestine comme invitée d’honneur, dans une célébration vibrante de la résistance par l’art.
La commissaire du festival, Fatima Zohra Namous Senouci, a souligné que cette édition rend hommage à la culture palestinienne à travers une performance libre et poignante, conçue comme une fenêtre ouverte sur sa richesse et sa résilience.
Le choix de la Palestine, a-t-elle affirmé, incarne une reconnaissance de son empreinte culturelle sur la scène internationale et invite le public à un voyage à la fois esthétique et profondément humain.La cérémonie d’ouverture sera marquée par une création chorégraphique inédite, Ah ya Ghaza (Ô Ghaza), fruit d’une collaboration algéro-palestinienne.
Mise en scène par Fatima Zohra Namous, cette œuvre s’appuie sur la célèbre chanson Asbah andi el ane boundoukia (J’ai maintenant un fusil), composée par Mohamed Abdelouahab et interprétée par Oum Keltoum en 1968, en hommage à la lutte du peuple palestinien contre l’ennemi sioniste.Outre l’Algérie, représentée notamment par le Ballet de l’Opéra d’Alger et les troupes «Lemsa» (Annaba), «Raks» (Tizi Ouzou), «KBS» (Aïn Defla) et l’EAC d’Alger, sept autres pays prendront part à l’événement : Chine, Syrie, Sénégal, Russie, Espagne, Italie et Tchéquie. Tous convergeront vers Alger pour faire de la danse contemporaine un langage universel de paix et de fraternité.
Le festival rendra également hommage à Sahra Khmida (1953–2009), figure emblématique du Ballet national algérien et pionnière de la valorisation du patrimoine chorégraphique national. Chorégraphe et responsable de la troupe des arts populaires de l’ONCI, elle a marqué de son empreinte la scène artistique algérienne. En marge des spectacles, des master classes animées par des chorégraphes d’Algérie, du Sénégal, de Tchéquie et de Palestine, ainsi qu’une conférence académique, enrichiront cette édition. Organisé sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, le FCIDC s’impose comme un carrefour artistique et citoyen, où la danse devient acte de mémoire, de résistance et de solidarité. À travers cette programmation, Alger affirme son rôle de capitale culturelle ouverte aux voix du monde et aux luttes des peuples.
Amina.s

