Une cérémonie de recueillement a été organisée samedi en mémoire des ouvriers algériens, en particulier les dockers, tombés en martyrs lors de l’attentat terroriste perpétré par l’Organisation armée secrète (OAS) française au port d’Alger, le 2 mai 1962. Cet hommage coïncide avec le 63e anniversaire de ce drame qui avait endeuillé le pays six semaines seulement après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.La cérémonie s’est tenue en présence de cadres du ministère des Transports, de responsables d’entreprises sous tutelle, de représentants de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ainsi que des corps de sécurité et des douanes. Une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle commémorative dédiée aux victimes, suivie de la lecture de la Fatiha à leur mémoire.Dans son allocution, le directeur général de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL), Abdelhamid Boulaam, a rappelé les circonstances tragiques de
cet attentat à la voiture piégée, qui avait visé les travailleurs du port au moment de leur embauche, causant la mort de plus de 200 personnes et blessant un nombre similaire.M. Boulaam a souligné que cet acte criminel n’a pas entamé la détermination des travailleurs du port, qui continuent aujourd’hui de relever les défis avec la même fidélité envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté. Il a mis en avant les efforts engagés pour moderniser les infrastructures portuaires et en faire des plateformes économiques performantes, en évoquant notamment le travail en continu 24h/7, l’amélioration des procédures d’acquisition d’équipements, la flexibilité dans le recrutement, et l’avancement des projets structurants. Il a également réaffirmé l’engagement de l’EPAL à protéger ses travailleurs, à renforcer leurs droits et à améliorer leurs conditions socio-professionnelles, dans un esprit de continuité du combat mené par les anciens pour une Algérie libre, souveraine et prospère.
N.C

