Hommage: Abdelmadjid Meskoud, une voix au service de l’âme algérienne

La scène artistique nationale a perdu, jeudi dernier, une de ses figures les plus emblématiques : l’artiste Abdelmadjid Meskoud s’est éteint, laissant derrière lui un riche héritage dans la chanson chaâbi et la culture algérienne.
Artiste aux multiples talents, chanteur, comédien et animateur à la Radio algérienne, Meskoud a profondément marqué la scène musicale et l’esprit de nombreux mélomanes.
Son immense succès Ya Dzayer Ya El Assima demeure encore son titre le plus emblématique.
Né le 31 mars 1953 dans le quartier d’El Hamma à Alger, cet artiste autodidacte découvre très tôt sa passion pour la musique et le théâtre.
En 1969, il commence à jouer de la guitare tout en faisant ses premiers pas dans la comédie au sein de la troupe Mohamed Touri, avant d’intégrer la Troupe du Théâtre Populaire (TTP). Discret et profondément attaché aux valeurs et traditions, Meskoud a toujours cultivé l’image d’un artiste proche du peuple, généreux et accessible.
Tout en exerçant le métier de comptable à l’hebdomadaire Algérie Actualité, il est resté fidèle à un art authentique et engagé.
Malgré une longue absence de la scène provoquée par un AVC en 2016, il a conservé l’estime du public.
Considéré comme une figure majeure du chaâbi, il a contribué à préserver et moderniser ce patrimoine musical en lui donnant une dimension humaine et sensible. Ses titres comme El Assima, Ouled El Houma ou Mektoub Rabi restent gravés dans la mémoire collective.
De nombreux artistes et responsables ont salué sa mémoire, soulignant la richesse de son parcours et son apport exceptionnel à la culture algérienne.
A. S.