Après la décision du président de la république, M. Abdelmadjid Tebboune qui a ordonné, lors du dernier Conseil des ministres, la reconstruction du handball en adoptant une approche scientifique, moderne et rigoureuse, impliquant des experts, y compris étrangers, après la dernière débâcle au Mondial-2025, l’ancien ministre des sports Mohamed-Azziz Derouaz s’est exprimé sur le sujet en saluant cette décision.
Cinq fois champion d’Afrique avec l’équipe nationale, entre 1981 et 1989, Derouaz met en avant l’implication du président de la République en faveur du handball national. « Il faut tout d’abord saluer l’intérêt du président de la République et l’inscription de la question du handball national à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Cela démontre une fois de plus l’importance que le président accorde au sport algérien, et en particulier le sport de haut niveau.
Je suis très heureux que le handball soit défini comme une priorité, un souhait que je formule depuis de nombreuses années. Cette discipline sportive a le potentiel, au niveau national, d’atteindre un podium mondial dans le futur. L’attention qui lui est accordée aujourd’hui pourrait permettre l’élaboration d’une politique adaptée pour surmonter les difficultés accumulées au fil des années, qui ont contribué à son déclin sur les scènes africaine et internationale.
Les mesures à prendre seront définies par les experts qui se pencheront sur la question. Selon moi, il est nécessaire d’instaurer une structure transitoire capable de rassembler les compétences nationales afin d’élaborer et de mettre en place un projet de développement du handball national. Il y a bien longtemps que nous n’avons pas évoqué de projet structurant, et les conditions sont enfin réunies pour en instaurer un. Celui-ci devra couvrir tous les aspects du développement de la discipline, notamment la mise en place d’une ligue nationale qui permettrait à la fédération de se pencher sur d’autres priorités. De même, la création de championnats nationaux pour les jeunes catégories qui devra être privilégiée. Il est également essentiel d’instaurer un système de compétition permettant de renforcer la performance, en réduisant le nombre d’équipes évoluant au plus haut niveau. Cette démarche assurerait un financement plus efficace, d’abord pris en charge par l’État, puis progressivement ouvert au professionnalisme, comme c’est le cas aujourd’hui pour le football. Par ailleurs, il ne faut pas négliger les aspects liés à la formation des cadres administratifs et, surtout, des cadres techniques, avec une attention particulière portée au corps arbitral », a indiqué l’ancien entraîneur national et ancien président de la fédération algérienne de handball .
H.A
