Hadda: Un vibrant hommage cinématographique aux infirmières héroïnes de la Guerre de libération

Cest devant une salle Ibn-Zeydoun comble que le long métrage de fiction Hadda, signé par le réalisateur Ahmed Riad, a été projeté samedi soir à Alger lors d’une avant-première nationale très attendue. Ce film de 76 minutes, produit par «Tayda Films» avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, rend un hommage poignant au combat souvent méconnu des infirmières engagées aux côtés des moudjahidines durant la Guerre de libération nationale (1954-1962).
Porté par une distribution talentueuse où brillent Hamid Mesbah, Louisa Nehar et Hamza Hamoudi,Hadda donne vie au personnage principal interprété avec justesse par Lydia Larini.
Le scénario, écrit par Hayat Younsi, s’inspire librement de Six ans au maquis (1956-1962), le récit-témoignage de Yamina Cherrad Bennaceur, survivante de la première promotion d’infirmières ayant rejoint le maquis.
Tourné principalement à Constantine et Skikda, le film plonge le spectateur au cœur des montagnes, là où Hadda a choisi de s’installer dans une cabane abandonnée, transformée en refuge clandestin pour y soigner les blessés de la guerre.
Au-delà des soins d’urgence, elle dispense des cours de secourisme aux jeunes femmes et assure la précieuse liaison entre les villages reculés et les fronts de combat.
Ces infirmières, doublement engagées pour la cause nationale et par devoir humanitaire, menaient leur lutte dans l’ombre et le silence, conditions indispensables à la réussite de leurs missions et à la protection des blessés comme des soignantes.
Le réalisateur Ahmed Riad a confié que Hadda, son premier long métrage de fiction, repose sur «une approche artistique divertissante» qui mêle avec bonheur la rigueur historique et la liberté de la fiction, magnifiée par le jeu d’acteurs talentueux.
Déjà primé lors de la 12e édition du Festival international du film d’Alger (AIFF, 4-10 décembre 2025), le film a été chaleureusement salué par le public. Sa sortie nationale en salles est prévue pour le 10 avril prochain, a annoncé le réalisateur.
À l’issue de la projection, Mme Ayaichia Nacira, cheffe de cabinet du ministère de la Culture et des Arts, représentant la ministre, a rendu un hommage solennel à la moudjahida Yamina Cherrad Bennaceur, âgée aujourd’hui de 90 ans, présente dans la salle.
C’est son propre parcours d’infirmière dans le maquis qui a inspiré ce film bouleversant, et sa présence a ajouté une dimension profondément émouvante à cette soirée de mémoire et de transmission .
Amina S.