Malgré les ruines, les pertes humaines et les traumatismes accumulés, l’espoir d’un retour à l’école renaît dans la bande de Ghaza. L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a annoncé que plus de 8 000 enseignants affiliés à l’organisation sont prêts à reprendre leur mission éducative auprès des enfants palestiniens, dès que les conditions le permettront.
Dans une déclaration publiée hier samedi sur les réseaux sociaux, l’UNRWA a rappelé qu’elle constitue la plus grande organisation humanitaire opérant dans la bande de Ghaza, et qu’elle doit pouvoir accomplir ses tâches sans entraves ni restrictions. L’agence insiste sur l’urgence absolue de permettre aux enfants de retrouver les bancs de l’école, après une interruption prolongée de leur scolarité due aux bombardements, aux déplacements forcés et à la destruction systématique des infrastructures civiles.
«Les enfants de Ghaza sont privés d’éducation depuis bien trop longtemps. Il est impératif de leur permettre de retourner à l’école le plus rapidement possible», souligne l’UNRWA dans son communiqué. Ce cri d’alarme humanitaire s’inscrit dans un contexte de désastre éducatif sans précédent.
Le ministre palestinien des Travaux publics et du Logement, Ahed Bseiso, a récemment révélé que
1 660 écoles ont été détruites ou gravement endommagées au cours des deux dernières années d’agression militaire. Parmi elles, près de 70% ont été totalement rasées, rendant impossible toute reprise d’activité sans reconstruction massive. Le bilan est tout aussi dramatique dans l’enseignement supérieur : sept universités ont été détruites, privant environ 785 000 étudiants palestiniens de leur droit fondamental à l’éducation. Ce chiffre témoigne de l’ampleur du désastre, mais aussi de la résilience d’un peuple qui refuse de voir son avenir enseveli sous les gravats.
Face à cette situation, les enseignants de l’UNRWA se tiennent prêts, non seulement à dispenser des cours, mais à reconstruire un lien vital entre les enfants et leur dignité, entre les jeunes et leur avenir. Leur mobilisation est un acte de résistance silencieuse, un engagement pour que l’éducation ne soit pas la dernière victime du conflit .
Sabrina G.
Ghaza:8 000 enseignants prêts à reconstruire l’éducation sous les décombres

