Ghaza: Une catastrophe humanitaire «sans précédent»

Le président du réseau des organisations civiles palestiniennes, Amjad Al-Shawa, a lancé un cri d’alarme, ce dimanche, face à une catastrophe humanitaire «sans précédent» en cours dans la bande de Ghaza.
Cet avertissement intervient alors qu’un violent front froid s’abat sur la région, aggravant dramatiquement les conditions de vie déjà catastrophiques imposées par un blocus renforcé.
Al-Shawa accuse l’occupation israélienne de «resserrer l’étau» sur l’enclave en intensifiant le siège, provoquant une «aggravation de la crise à tous les niveaux».
Il a souligné les dégâts considérables causés par les intempéries, les fortes pluies ayant inondé les tentes de fortune des déplacés et des vents violents en ayant détruit des centaines d’autres.
Le porte-parole a dénoncé avec véhémence le sort des habitants, désormais entassés sur moins de 90 km², confrontés à un hiver rigoureux sans abri décent, sans ressources suffisantes et privés des conditions de vie les plus élémentaires.
«Ils sont sans protection contre le froid et les intempéries, avec des ressources alimentaires, médicales et humanitaires totalement insuffisantes», a-t-il martelé.
Cet avertissement rejoint celui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui alertait dès samedi dernier sur l’aggravation exponentielle de la crise. L’agence onusienne a prévenu que plus de100 000 enfants risquaient de souffrir de malnutrition sévère d’ici avril si la situation ne s’améliore pas.
Les Palestiniens font face à une tempête parfaite : des vents atteignant 100 km/h, des pluies torrentielles qui forment des mares d’eau stagnante sur le sol argileux, et des infrastructures déjà réduites à néant par des mois de guerre.
La combinaison du siège, des destructions massives et des conditions climatiques extrêmes plonge Ghaza dans une urgence humanitaire d’une ampleur historique.
Malik M.