Ghaza: Un enfant tué après avoir franchi une «ligne jaune» invisible

Dans la bande de Ghaza, la soi-disant «ligne jaune» évoquée par l’armée sioniste n’existe que sur les cartes militaires.
Pour les habitants, elle est invisible, intangible, et personne ne peut la voir ni la reconnaître.
Chaque pas devient un risque mortel : aller chercher de l’eau, du pain, se rendre chez un proche ou chercher un abri peut suffire à être abattu, sous prétexte d’avoir franchi une limite connue uniquement de l’occupant. Ce système constitue une forme de torture collective sophistiquée, transformant le quotidien en un piège permanent et imprévisible. Même les criminels nazis n’avaient pas imaginé un tel mécanisme où la victime ignore la faute qui la condamne.
La récente annonce de l’armée sioniste sur X, affirmant avoir tué un Palestinien présenté comme «terroriste» pour avoir franchi cette ligne près de Khan Younès, illustre la perversité de ce dispositif. Présentée comme une zone de retrait dans le cadre du cessez-le-feu du 11 octobre 2025, cette ligne n’est en réalité qu’un outil politique maquillant une occupation meurtrière en concession humanitaire, transformant chaque mouvement en un piège mortel pour une population déjà martyrisée .
N. C.