Ghaza embrase les consciences: Une marée humaine mondiale exige la fin du génocide et la levée de l’impunité

Ce samedi, l’indignation a franchi les frontières. De Rome à New York, en passant par Madrid, Paris, Barcelone, Londres et Dublin, des dizaines de milliers de voix se sont élevées pour dénoncer l’agression génocidaire contre la bande de Ghaza et exiger des mesures concrètes contre l’entité sioniste. Cette mobilisation planétaire, déclenchée par l’interception brutale de la flottille humanitaire internationale en route vers le territoire palestinien assiégé, marque un tournant dans la solidarité populaire avec le peuple palestinien. À Rome, la capitale italienne a été submergée par une foule immense. Selon la préfecture de police, près de 250 000 personnes ont défilé dans les rues, tandis que les organisateurs avancent le chiffre impressionnant d’un million de manifestants. Les slogans étaient sans équivoque : «Stop au génocide», «Colonies juives, hors de Cisjordanie», «La Terre Sainte crie pour la paix». Une clameur populaire qui a transformé le centre historique en un espace de résistance et de mémoire.
À Madrid, 92 000 personnes ont marché pour Ghaza, selon les chiffres officiels. Parmi elles, de nombreux jeunes, comme Marcos Pagadizabal, étudiant de 19 ans, qui résume l’esprit de la mobilisation : «C’est nous, ceux dont la vie n’est pas en danger, qui devons lutter pour ceux qui souffrent véritablement».
Une conscience politique qui s’est déjà exprimée le 14 septembre, lorsque plus de 100 000 manifestants avaient contraint les organisateurs du Tour cycliste d’Espagne à suspendre la dernière étape, en protestation contre la participation d’une équipe liée à l’entité sioniste. À Barcelone, 70 000 personnes ont défilé derrière une immense banderole rouge : «Arrêtons le génocide en Palestine. Halte au commerce d’armes avec Israël». Une dénonciation directe des complicités économiques et militaires qui alimentent l’impunité de l’occupation.
À Londres, un millier de manifestants se sont rassemblés à Trafalgar Square pour soutenir le groupe Palestine Action, récemment classé «terroriste» par le gouvernement britannique. Une tentative de criminalisation qui n’a pas entamé la détermination des militants. À Dublin, plusieurs milliers de personnes ont convergé vers le Parlement irlandais pour marquer les deux ans du génocide à Ghaza, selon les termes des organisateurs. Une mémoire douloureuse, mais vivace, qui nourrit une exigence de justice.À Paris, entre 5 000 et 10 000 manifestants ont défilé sous une forêt de drapeaux palestiniens, scandant : «Vive la flottille !», «Ghaza, Paris est avec toi !», «Cessez-le-feu immédiat !». Une mobilisation qui s’inscrit dans la continuité des actions citoyennes françaises en faveur de la Palestine, malgré les tentatives répétées d’interdiction ou de répression.
Même New York, cœur du pouvoir occidental, a vu des centaines de personnes se rassembler devant la bibliothèque publique de Bryant Park. À l’appel de l’agence palestinienne Wafa, les manifestants ont exigé «un embargo immédiat sur les armes», «des sanctions contre l’entité sioniste» et «la fin du génocide en cours contre le peuple palestinien».
Les slogans étaient clairs : «Le temps est venu de prendre une position claire sur Ghaza». Cette vague mondiale de protestation ne se contente plus de dénoncer. Elle exige des actes : embargo sur les armes, sanctions internationales, fin de l’impunité, reconnaissance du génocide. Elle interpelle les gouvernements, les institutions, les médias et les consciences.
Elle rappelle que la solidarité n’est pas un slogan, mais une responsabilité.Et surtout, elle affirme que le peuple palestinien n’est pas seul. Que dans chaque capitale, dans chaque rue, dans chaque cœur libre, Ghaza vit, résiste et mobilise .
Sabrina G.