Dans la bande de Ghaza ravagée par près de deux années de guerre, un nouvel enfant est mort dimanche des suites de la famine, portant à 339 le nombre total de victimes de la malnutrition, dont 124 enfants, selon des sources médicales palestiniennes.
Ce drame silencieux s’inscrit dans une crise humanitaire d’une gravité extrême, aggravée par le blocus imposé depuis le 7 octobre 2023. D’après l’agence de presse Wafa, la situation ne cesse de se détériorer : les pénuries de nourriture, de médicaments et de fournitures médicales se multiplient, tandis que les points de passage vers Ghaza ont été fermés par les autorités israéliennes depuis le 2 mars, empêchant l’acheminement de l’aide humanitaire. Cette fermeture a déclenché une vague de famine dans l’enclave palestinienne, où plus de deux millions de personnes sont prises au piège. L’UNRWA, l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, a alerté sur une explosion des cas de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans, doublés entre mars et juin. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé que les taux de malnutrition ont atteint des seuils alarmants, qualifiant le blocus et les retards dans l’acheminement de l’aide de causes directes de pertes humaines massives.
Alors que les appels internationaux se multiplient, la famine à Ghaza est désormais reconnue comme une catastrophe d’origine humaine, un échec moral collectif et une urgence absolue pour la conscience mondiale. Chaque jour qui passe sans intervention aggrave le bilan, et chaque enfant qui meurt rappelle l’urgence d’une action immédiate .
S. G
Ghaza affamée:339 vies fauchées par la famine, dont 124 enfants

