Gaza : Le Financial Times dévoile des preuves accablantes d’un plan génocidaire

Le dernier rapport de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, lève le voile sur une réalité glaçante : le massacre de masse à Gaza est devenu un business mondialement structuré, impliquant des multinationales, des cabinets de conseil et des institutions politiques de premier plan.

Une économie du génocide
Selon le rapport intitulé De l’économie d’occupation à l’économie de génocide, plus de 60 entreprises internationales — dont certaines du secteur technologique, militaire et financier — tirent profit de la guerre menée par l’entité sioniste contre Gaza. Le cabinet Boston Consulting Group (BCG) et le Tony Blair Institute sont cités pour leur rôle dans des projets de « reconstruction » post-conflit, qui masquent des stratégies de colonisation et de déplacement forcé.Le projet « The Great Trust », élaboré par des hommes d’affaires israéliens avec le soutien de consultants du BCG, propose de transformer Gaza en une zone économique ultramoderne, en échange du départ de centaines de milliers de Palestiniens. Le plan prévoit des « packages de relocalisation » de 9 000 dollars par personne et la vente des terres via des jetons numériques sur blockchain.

Une aide humanitaire militarisée
En parallèle, la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenue par des intérêts privés et politiques, a mis en place des centres de distribution d’aide gérés par des milices armées, où les Gazaouis doivent passer par des couloirs barbelés pour recevoir des rations. Ces distributions se transforment régulièrement en scènes de massacre : plus de 800 Palestiniens ont été tués en tentant d’accéder à l’aide depuis mai 2025.Un document interne de la GHF, révélé par Reuters, évoque la transformation de ces centres en « zones de transit humanitaire », préfigurant des camps de concentration déguisés, où les Palestiniens seraient « déradicalisés » avant d’être déplacés.
Depuis le début de l’offensive israélienne, la Bourse de Tel-Aviv a bondi de plus de 200 %, générant des milliards de dollars de profits pour les entreprises impliquées. Francesca Albanese dénonce une logique où la destruction de Gaza devient une opportunité économique, soutenue par des acteurs internationaux qui se cachent derrière des discours humanitaires.
Pour avoir exposé ces faits, Francesca Albanese a été sanctionnée par l’administration Trump, qui a gelé ses avoirs et restreint ses déplacements9. L’ONU a dénoncé une atteinte grave au droit international et à l’indépendance des rapporteurs spéciaux. Le projet de « reconstruction » porté par le Tony Blair Institute et le BCG ne prévoit pas le retour des Palestiniens. Il imagine une Gaza transformée en « Riviera du Moyen-Orient », sans ses habitants historiques, au profit d’investisseurs internationaux et de puissances régionales
Imène.G