Ala galerie Baya du Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, l’exposition collective De sous les décombres, Ghaza en couleurs s’est ouverte comme un cri pictural contre l’oubli. Inaugurée par le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, cette initiative rassemble 36 artistes algériens venus de toutes les régions du pays, unis par une même urgence : témoigner de la tragédie palestinienne à travers plus de 100 œuvres poignantes.
Chaque toile, chaque installation, chaque fragment de couleur raconte la douleur des femmes, des enfants, des familles écrasées sous les bombes, mais aussi leur dignité, leur résistance, leur droit à l’espoir.
Le ministre a salué cette mobilisation artistique comme un acte de mémoire et de solidarité, affirmant que « la Palestine n’est pas seule, et sa lutte est aussi la nôtre ».
Parmi les œuvres marquantes : Le cri de l’enfance de Bougara Abdelouahab, où un enfant palestinien est poursuivi par un avion meurtrier ; Les déplacés et Ma solitude de Derradji Omar, qui évoquent l’exil et la perte ; Les cris silencieux de Sahraoui Karima, une scène de désolation où un missile explose au milieu de corps d’enfants. Ces tableaux ne cherchent pas à embellir la guerre, mais à peindre la vie sous les bombes, à faire entendre les voix étouffées de Ghaza.L’exposition, fruit d’un an de préparation, est aussi un message politique et culturel : l’art algérien se dresse contre le génocide, contre le silence, contre l’effacement. Elle se poursuivra jusqu’au 15 août, offrant aux visiteurs un parcours bouleversant, où chaque œuvre devient un acte de résistance, un hommage, une promesse de fraternité .
Amina.S
« Gaza en couleurs » :L’art algérien face à l’indicible

