L’armée israélienne a, une nouvelle fois, ciblé et tué des journalistes à Gaza, poursuivant ce que de nombreux observateurs qualifient d’entreprise systématique visant à faire taire les témoins directs des atrocités commises sur le terrain. En une seule matinée, ce dimanche 18 mai 2025, cinq journalistes palestiniens ont été tués lors de frappes ciblées dans différentes régions de la bande de Gaza, portant à 222 le nombre total de journalistes tués depuis le début de l’offensive.Parmi les victimes de ce nouveau carnage : Aziz al-Hajjar, tué avec son épouse et ses enfants lors d’un bombardement délibéré de leur maison dans la région de Saftawi, au nord de Gaza, ainsi qu’Abdul Rahman Al-Abadlah, mort sous les bombes dans la ville d’Al-Qarara, au nord-est de Khan Yunis.
Trois autres journalistes — Ahmed al-Zinati, Nour Qandil et Khaled Abu Seif — ont également été tués dans la matinée, renforçant la tragédie qui frappe la profession.Ces assassinats répétés de journalistes, du nord au sud de la bande de Gaza, illustrent la volonté de l’armée israélienne de museler toute tentative de témoignage ou de documentation indépendante.
La presse est réduite au silence par des frappes ciblées, alors même que sa mission première est de rendre compte des faits, d’éclairer l’opinion mondiale, et de documenter les crimes de guerre .
F.B.

