Bien qu’il soit entièrement concentré sur le processus de restructuration du parti, le mouvement de redressement du FLN ne lâche pas son secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek. Revenant à la charge, le coordinateur de l’Instance nationale pour la sauvegarde du Front de libération nationale (INSPFLN), Abdelkader Gassi, a appelé le patron du parti à se conformer aux statuts et règlement intérieur en convoquant une session du Comité central.
« Depuis le 12 juin 2024, deux sessions ordinaires (Tous les six mois, NDLR), du CC ne se sont pas tenues», a-t-il déclaré dans une vidéo sur la page officielle de l’Instance, dénonçant « une fuite en avant et un manque de respect envers les militants, le parti et les lois de la République ». Défiant Benmbarek, le chef de file des redresseurs du FLN lui suggère d’avoir « le courage » et de se présenter devant les membres du CC qu’il «doit convaincre de la légitimité de l’opération de restructuration n cours». En effet, pour les opposants à l’actuelle direction, le renouvellement des structures locales « ne se fait pas dans la transparence » comme on tente de le faire croire. « Il y a des violations flagrantes des textes réglementaires, à commencer par la remise des cartes d’adhésion qui ne s’est pas faite dans les temps et règles », fustige le coordinateur de l’INSPFLN, appelant Abdelkrim Benmbarek « à ouvrir les portes du siège du parti » pour permettre le « libre débat » et à « ne pas diriger depuis les cafétérias ».
Partant de cette situation, les redresseurs par la voix d’Abdelkader Gassi, réclament « la tenue d’un congrès extraordinaire rassembleur, durant lequel les militants décideront en toute démocratie de ceux qui dirigeront le parti ». Et pour y parvenir, la violence n’est as la meilleure voie, insiste le chef de file la fronde, qui prévient que cette dernière ne fait que compliquer davantage la situation. C’est pour quoi, il appelle « à l’intervention des autorités publiques qui doivent, dit-il, prendre les mesures nécessaires pour mettre fin au scandale en cours au sein du FLN, afin d’éviter la violence et les dérapages ». Parallèlement à ces appels incessants, l’Instance de coordination pour la sauvegarde du PFLN, continue de se structurer au niveau de la base. Selon Gassi, « le nombre de mouhafadhas où l’Instance est structurée est de 42 » et pratiquement « il y a un coordinateur dans chaque kasma ».
Ce qui dénote, explique-t-il, « de l’adhésion et de la légitimité de la démarche ». Ainsi, à un peu plus d’une année des prochaines élections législatives, le FLN se trouve de nouveau divisé, avec des mouhafadhas et structures locales parallèles, alors que son secrétaire général continue d’ignorer la fronde brandissant le recours à la justice pour la mater. Sauf que ses opposants ne semblent prêter aucune attention à ses menaces…
Farid B.

