La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a publié hier mardi 14 octobre 2025 un rapport alarmant intitulé «Criminalisation et contrôle du récit : la solidarité avec la Palestine en ligne de mire». Couvrant la période d’octobre 2023 à mai 2025, le document pointe une répression croissante dans quatre pays occidentaux, France, Allemagne, Royaume-Uni et États-Unis, contre les mouvements de soutien à la cause palestinienne.
Sous prétexte de lutte contre l’antisémitisme ou de sécurité nationale, les autorités auraient multiplié les mesures d’exception : interdictions de rassemblements, arrestations arbitraires, censures dans les médias et les universités, et pressions législatives ciblant militants, journalistes et chercheurs.
La FIDH dénonce un climat de peur et d’autocensure, où toute critique de l’occupation israélienne est assimilée à un discours de haine. Alice Mogwe, présidente de la FIDH, rappelle que «le droit de s’exprimer et de se mobiliser pacifiquement doit être garanti à tous».
Yosra Frawes, responsable du bureau Maghreb et Moyen-Orient, alerte sur la normalisation inquiétante des restrictions contre les voix dissidentes.
Ce rapport, réalisé avec plusieurs partenaires internationaux, appelle les États concernés à respecter les libertés fondamentales, à éviter l’instrumentalisation politique de la lutte contre la haine, et à protéger les défenseurs des droits humains. Pour la FIDH, l’Occident risque de compromettre ses propres principes en criminalisant la solidarité internationale .
N. C.
FIDH : La solidarité avec la Palestine sous pression dans les démocraties occidentales

