Fermeture des frontières algéro-marocaines: Tebboune dissocie clairement la question du Sahara occidental

Dans une déclaration officielle, le président Abdelmadjid Tebboune a clairement établi une distinction entre la fermeture des frontières terrestres avec le Maroc et le conflit du Sahara occidental. Le chef de l’État a catégoriquement rejeté tout lien entre ces deux dossiers, affirmant que la question sahraouie relève exclusivement du processus de décolonisation supervisé par les Nations unies. «La fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc répond à des motivations distinctes et ne saurait être associée au dossier du Sahara occidental», a précisé le président Tebboune. Il a rappelé le caractère historique de cette fermeture, notant que «sur les soixante-trois années d’indépendance, nos frontières sont restées closes pendant plus de quarante-cinq ans». Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un dialogue fondé sur la vérité des faits, déclarant : «Nous réfutons toute accusation infondée à notre encontre, comme nous nous abstenons d’en formuler de similaires à l’égard d’autrui.» Concernant la position algérienne sur le Sahara occidental, le président a réaffirmé avec force l’engagement constant de son pays à soutenir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. «L’Algérie ne transigera jamais sur ce principe fondamental», a-t-il martelé, tout en précisant que son pays n’imposerait aucune solution mais accompagnerait le choix librement exprimé par les Sahraouis. «La position du peuple sahraoui en faveur de l’indépendance doit être respectée», a souligné le président Tebboune. «Nous ne saurions être plus sahraouis que les Sahraouis eux-mêmes. Toute solution qu’ils endosseront recevra notre soutien, tandis que nous rejetterons toute option qui leur serait imposée, aujourd’hui comme à l’avenir.»
F. B.