L’exportation algérienne franchit un nouveau palier. Lors d’une journée d’étude consacrée à la professionnalisation du secteur, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a salué les performances croissantes des opérateurs nationaux, tout en appelant à une refonte structurelle de l’activité exportatrice.
« L’exportation ne peut plus être perçue comme une activité secondaire ou un simple prolongement de la production locale. Elle est désormais une profession à part entière, stratégique pour l’économie nationale », a affirmé le ministre, insistant sur la nécessité de lui accorder un cadre structuré, des outils adaptés et une reconnaissance institutionnelle.
Cette déclaration intervient dans un contexte de forte dynamique du commerce extérieur hors hydrocarbures. Selon les chiffres avancés par le ministre, 146 opérateurs algériens exportent aujourd’hui des biens pour une valeur dépassant le million de dollars, tandis que plus de 80 exportateurs de services affichent des performances encore plus remarquables.
Ces résultats traduisent, selon lui, l’efficacité de la stratégie nationale de diversification économique et la montée en puissance d’un tissu exportateur plus structuré.Mais pour Kamel Rezig, ces avancées doivent s’accompagner d’une réforme en profondeur. Il plaide pour une approche globale, intégrant la formation spécialisée des exportateurs, l’accès facilité au financement, la simplification des procédures douanières et administratives, ainsi que la création de mécanismes d’accompagnement ciblés, capables de répondre aux exigences des marchés internationaux.
« L’exportateur d’aujourd’hui est un acteur économique de premier plan. Il doit être formé, soutenu et valorisé comme tel. C’est lui qui porte l’image du produit algérien à l’étranger, qui ouvre des marchés, qui crée de la valeur et qui contribue à l’équilibre de notre balance commerciale », a-t-il souligné.
Le ministre a également rappelé les objectifs ambitieux fixés par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à savoir atteindre 10 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures d’ici la fin de l’année 2025. Un cap que le gouvernement entend franchir grâce à un partenariat renforcé entre l’administration et les opérateurs économiques, dans un esprit de confiance et d’efficacité. En conclusion, Kamel Rezig a insisté sur le fait que l’exportation n’est plus un luxe ou une option, mais un levier vital de croissance, un acte économique patriotique, et un métier d’avenir pour les générations à venir .
C.Lotfi
Exportations: Plus de 140 opérateurs algériens franchissent le cap du million de dollars

