Le ministère de la Culture et des Arts renforce son engagement envers une pratique artistique fondée sur la responsabilité, la transparence et le respect des valeurs républicaines.
À travers une série de mesures structurantes, le ministre Zouhir Ballalou a donné instruction au Conseil national des Arts et des Lettres (CNAL) d’accélérer l’installation du Comité d’éthique de l’artiste, organe institutionnel chargé de veiller au respect des règles légales et morales encadrant l’activité artistique en Algérie. Ce comité, prévu par le décret présidentiel portant statut de l’artiste, vise à instaurer un environnement de discipline, d’intégrité et de professionnalisme dans le champ culturel.
Il s’agit d’un pas décisif vers une gouvernance artistique fondée sur la dignité du métier, la protection des créateurs et la valorisation des principes qui fondent l’expression culturelle nationale.
Mais l’ambition du ministère ne s’arrête pas là. Une instance de médiation et de déontologie de l’activité cinématographique verra également le jour, conformément au décret exécutif récemment publié au Journal Officiel. Cette structure aura pour mission d’élaborer une charte d’éthique spécifique au 7e Art, d’en garantir le respect, de faciliter le dialogue entre les professionnels du secteur, de promouvoir une concurrence loyale et de défendre les droits des praticiens du cinéma algérien.
À travers ces initiatives, le ministère affirme une vision claire : l’art ne peut s’épanouir que dans un cadre structuré, respectueux des lois, des valeurs et des engagements éthiques. La liberté de création, soutenue sans réserve par le ministre Ballalou, doit s’exercer dans un espace de responsabilité, au service de l’intérêt supérieur du pays et de sa stratégie culturelle. Le respect des valeurs professionnelles dans le milieu artistique devient ainsi une priorité nationale. Il ne s’agit pas seulement de réguler, mais d’élever la pratique artistique à la hauteur des ambitions culturelles de l’Algérie : une culture souveraine, moderne, inclusive, et profondément enracinée dans les principes de justice, de cohésion et de rayonnement.
Ces réformes marquent une étape essentielle dans la structuration du secteur culturel algérien. Elles traduisent une volonté politique forte de faire de l’art un levier de développement, de diplomatie et de mémoire, tout en garantissant aux artistes un cadre digne, équitable et valorisant .
Amina S

